Qu’est-ce que vous me chantez là ?

On a retrouvé la maison bleue de Maxime Le Forestier

En 1972, Maxime Le Forestier écrit et compose la chanson « San Francisco » qui sort sur l’album « Mon Frère ». Un énorme tube dont le titre se confond avec une certaine maison bleue qu’on a retrouvée quarante ans plus tard.

Maxime Le Forestier.

«C’est une maison bleue adossée à la colline. On y vient à pied, on ne frappe pas. Ceux qui vivent là ont jeté la clé...» Cette maison bleue, immortalisée par Maxime Le Forestier, n’était pas seulement une maison mais un mood, une atmosphère, l’histoire de la ville de San Francisco, débridée et libre.
Tout commence en 1971, lorsque Catherine Le Forestier, accompagnée de son frère Maxime à la guitare, remporte le premier prix du Festival de Spa. Ils décident de s’envoler, avec l’argent qu’ils ont gagné, pour San Francisco. Ils vont se rendre donc à l’adresse que leur confie un ami belge du nom de Luc Alexandre («une maison juste faite pour vous», leur dira-t-il) et séjourner plusieurs semaines au milieu de cette communauté hippie, baptisée «Hunga Dunga».
De retour en France, le chanteur voudrait remercier ce groupe de jeunes chevelus, barbus, échevelés, gay, déserteurs du Vietnam et hippies pour leur chaleureux accueil mais, ne parlant pas l’anglais, il décide de leur écrire une chanson. C’est ainsi que
naquit San Francisco et la maison bleue avec.

Hier et aujourd’hui...
Que sont devenus actuellement les habitants de cette demeure ainsi que la bâtisse elle-même? De style victorien, la maison est située au 3 841 de la 18e rue dans le Castro.
Annick Cojean, envoyée spéciale à San Francisco, raconte dans l’édition du Le Monde Magazine en 2011 qu’un stagiaire zélé du San Francisco Chronicle a essayé d’aller à la recherche de cette maison bleue et surtout de ses habitants. Que sont devenus Liza, Luc et Sylvia? Mais aussi «Tom à la guitare et Phil à la “kena”»? Pour cela il a dû remonter à la source et demander à Maxime Le Forestier quelques détails qui le renseigneraient sur cette maison qui ressemble à tant d’autres puisque toutes adossées à une colline?
Cette communauté qui s’était faite appeler Hunga Dunga, nom loufoque, tiré d’un film des Marx Brothers, a en effet été pour la plupart décimée par le sida. Chuck est mort en 1986, son frère aussi. Ainsi que le jeune Luc qui avait donné l’adresse à Le Forestier. Mais également le Tom à la guitare, mort, lui, d’overdose. Quant à Phil de la kena, le cheveu grisonnant mais encore svelte, il écrit toujours à 67 ans pour le site Internet http ://worldwidehippies.com. Enfin Sylvia, elle, on l’aurait vue, dit-on, toujours échevelée mais... avec quelques kilos de plus.
Quant à la fameuse maison bleue, habitée actuellement par un couple d’homosexuelles (toujours donc dans l’esprit de la demeure), elle avait été repeinte en vert. À l’occasion des 40 ans de carrière de Maxime Le Forestier, Universal Music, la maison de disque du chanteur, propose aux habitants des lieux de repeindre la maison en bleu, avec la complicité du consulat de France à San Francisco et de la société de peinture Ressource. Le 21 juin 2011 (c’est-à-dire quarante ans plus tard), le chanteur français lui-même s’envole de nouveau pour des retrouvailles historiques avec la ville de SF. Il était venu donner le dernier coup de peinture à la façade. Le 22, une plaque y est apposée portant une inscription, rappelant qu’en «1970, Maxime Le Forestier s’est inspiré de cette maison bleue pour l’écriture d’un de ses tout premiers succès, San Francisco».

«C’est une maison bleue adossée à la colline. On y vient à pied, on ne frappe pas. Ceux qui vivent là ont jeté la clé...» Cette maison bleue, immortalisée par Maxime Le Forestier, n’était pas seulement une maison mais un mood, une atmosphère, l’histoire de la ville de San Francisco, débridée et libre.
Tout commence en 1971, lorsque Catherine Le Forestier, accompagnée de...

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