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Liban

Extraits de l’ouvrage...

Le titre d’émir
Après la bataille de Aïn Dara, l’émir Haïdar Chéhab accorde le titre d’émir aux mouqaddams Abillama. Les princes et les jeunes filles Chéhab nouent alors des alliances matrimoniales avec des Abillama. Ainsi, l’émir régnant Haïdar Chéhab épouse Toufla, fille de Hussein Abillama de Salima. Puis, il donne sa propre fille en mariage à Aassaf Abillama, iben Hussein, et lui accorde le qatii, fief, de Beit-Chabab, auparavant affermé aux Khazen du Kesrouan. Et pour finir, il marie sa sœur, Ghadiyya, à Abdallah le père de Hussein...

Umm Dabbous
L’émir Ahmad Maan avait épousé Khansa’, fille de Farès Abillama de Baskinta. Sitt Khansa’, qui arborait toujours une broche précieuse au revers de sa veste, était surnommée Umm Dabbous. Après la mort de ses deux enfants en bas âge, elle exigea de son mari une nouvelle demeure à Deir el-Qamar. Ce palais posé à l’angle est de la place a été revendu en 1800 au cheikh Bou Assaf Jirjis Baz pour la somme de 40 000 piastres.

Bickfaya
À Bickfaya, en 1846, l’émir Haïdar entreprend la construction d’une nouvelle demeure dans laquelle il incorpore des éléments du sérail de Salima. Le chantier est confié au père jésuite Ferdinand Bonacina, un Italien « extrêmement doué » pour les arts manuels, la construction et l’architecture. Les jésuites l’avaient mis à contribution pour la construction de leur première résidence de Beyrouth, et de leur église de Bickfaya.

Les émirs et Zahlé
En 1622, Fakhreddine II Maan occupe la Békaa, affaiblissant le pouvoir des émirs Harfouch, qui contrôlaient la plaine jusqu’à Kabb Élias. Les Abillama prennent alors pied dans la région, notamment à Zahlé situé dans le prolongement naturel du Metn en direction de l’est. Selon l’historien Issa Iskandar el-Maalouf, ce sont eux qui ont fondé la bourgade et contribué à son développement, construisant des hawchs et encourageant l’émigration de leurs gens, pour la plupart druzes...

L’épée incrustée d’or
Baskinta a conservé deux résidences Abillama. L’une en piteux état, abandonnée au milieu d’un terrain vague, mais encore belle. L’autre, qui appartenait en 1860 à l’émir Troudeh Abillama, a été restaurée par l’ancien maire du village qui y réside. R.J. Mouawad souligne d’autre part qu’en 1656, le mouqaddam Farès a été nommé à la tête de la Jubbe de Bécharré. Mais on sait peu de choses sur ses descendants, sinon qu’ils ont pris une part active dans le développement de Zahlé et de ses environs. Et que l’épée incrustée d’or héritée de leur aïeul se trouvait en 1946 en possession de William Abillama, aux États-Unis.

Le mausolée de Broummana
Les Abillama avaient plusieurs résidences à Broummana, groupées sur une colline, peintes par Alfonse Montfort en 1837 (...). Leur mausolée, édifié en 1698, est encore intact. Il renferme un tombeau druze sans le crâne turban caractéristique des mausolées de Mtein et de Salima. Et comme à Mtein, « un ou plusieurs émirs chrétiens ont été unis ultérieurement à leurs ancêtres druzes dans leur repos éternel ».
Ray Jabre Mouawad indique également qu’une lettre écrite à Bickfaya, le 9 février 1835, révèle la conversion au christianisme du fils d’Ahmad, le jeune émir Béchir Kaid-Bey, résidant à Jouar el-Hauze, prés de Qornayel. Son frère l’émir Amine reçoit le baptême à Ghazir, chez les jésuites, à l’âge de quinze ans.

Le patriarche à Mtein
À Mtein, Mourad Abillama fait construire l’église dédiée à saint Georges et saint Élie. Le patriarche maronite Estefane Douayhi la consacre en 1672 et consigne l’événement dans la marge d’un livre de prières syriaques. Dans sa note, il remercie les Abillama, des seigneurs druzes, en des termes choisis : plutôt que Dieu, ou une formule chrétienne usuelle, il invoque « la Vérité », el-Haqq, pour qu’elle protège le mouqaddam Mourad et ses enfants. Ce terme est en usage chez les druzes qui, jusqu’à nos jours, écrivent sur leurs tombes « al-mawt haqq ».
Le titre d’émirAprès la bataille de Aïn Dara, l’émir Haïdar Chéhab accorde le titre d’émir aux mouqaddams Abillama. Les princes et les jeunes filles Chéhab nouent alors des alliances matrimoniales avec des Abillama. Ainsi, l’émir régnant Haïdar Chéhab épouse Toufla, fille de Hussein Abillama de Salima. Puis, il donne sa propre fille en mariage à Aassaf Abillama, iben...
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