Le député a invité l’autre partie à « reconsidérer son comportement et à cesser de leurrer l’opinion publique et à se lamenter après avoir fait de mauvais paris ». « Nous leur donnons l’occasion de revoir leur position parce que nous voulons construire ensemble un pays fort et blindé contre les défis et les dangers. Celui qui désire édifier un État ne bloque pas l’action de ses institutions, ni celle du gouvernement ou du Parlement, encore moins celle de l’armée », a-t-il souligné.
Le député a mis en garde contre les défis à venir, notamment au plan sécuritaire. « Nous sommes à la veille d’une période dangereuse à cause du vide sécuritaire », a souligné M. Raad, rappelant que le mandat du commandant de l’armée expire au mois de septembre prochain. « Si son mandat n’est pas prorogé ou si l’on ne parvient pas à désigner un nouveau commandant en chef, l’armée deviendra une institution sans gouvernail », a-t-il dit. Et d’expliquer que personne ne peut prendre le relais de l’actuel commandant s’il n’a pas été désigné par le Conseil des ministres. « Or le gouvernement est démissionnaire et ne peut nommer un nouveau commandant en chef », a-t-il rappelé avant d’ajouter : « Que personne ne se fasse d’illusions. Il est impossible de parvenir d’ici à septembre prochain à former un gouvernement, à achever la déclaration ministérielle et à accorder la confiance à l’exécutif. »
Le député a exprimé ses regrets de voir certains Libanais conditionner l’acceptation du renouvellement du mandat du commandant en chef de l’armée en réclamant le renouvellement, simultanément, avec effet rétroactif, du directeur des Forces de sécurité intérieure, estimant que cette logique est une logique « vindicative ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il n y aura pas de vide sécuritaire , Mr RAAD va s'en charger...
13 h 03, le 02 juillet 2013