Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

L’hérédité en désarroi

Molly SELWAN
« S’insurger contre l’hérédité, c’est
s’insurger contre des milliards d’années,
contre la première cellule. » Cioran

En deçà des préoccupations politiques de notre pays, il est des sujets qui dérangent et qui nous incitent à remettre en question le devenir des êtres qui nous entourent. C’est dans un de ces moments de réflexion et de recherche que j’ai perçu un écho à mes inquiétudes et une réponse à mes interrogations...
Ils se font appeler «le printemps français». Ils s’expriment en masses protestataires dans les villes de France. Ils protestent contre la loi autorisant le mariage pour tous qu’ils considèrent «contraire aux lois de la biologie et à tout sens commun». Sur leur site Internet, on peut lire dans leur manifeste: «... Nous n’acceptons plus que l’homme soit réduit à être un simple consommateur producteur mondialisé et déraciné.» C’est au nom de la liberté et de l’égalité que cette loi a été promulguée et c’est au nom de la liberté et de l’égalité qu’ils déclarent: «La dictature n’a jamais survécu face à la détermination.»
Ma pensée s’est confondue avec la leur, et j’ai admiré leur résistance et leur respect de l’être humain. Par-delà le concept de liberté à couleur libertaire et libertine, ils prônent le respect de l’éthique. Le respect de la cellule procréatrice familiale nécessitant l’union d’un homme et d’une femme. De tout temps, la famille génératrice de l’humanité est à l’image de ce qui vit et se perpétue à travers les âges. Fonder une famille dans le mariage ne peut se faire qu’en présence de deux personnes de sexe opposé, comme le courant électrique est produit grâce au contact de deux pôles contraires. La rencontre des éléments d’une charge positive attirés par le pôle négatif évoque à n’en pas douter celle de l’ovocyte et des spermatozoïdes. De ce fait, tout dans la nature et la science nous incite à reconnaître ce principe de base de la continuité, et génératif de la race humaine. Par-delà la notion d’égalité, évoquée mal à propos dans cette équation du mariage pour tous, j’apprécie la logique cartésienne qui met en évidence la discordance d’une telle union. Loin de la vision inachevée de la cellule familiale où l’enfantement (processus spontané de la nature) est aboli, je constate l’humanisme d’une jeunesse à travers laquelle la naissance retrouve ses lettres de noblesse. Cela ne veut pas dire que je suis contre l’adoption par un couple mixte dans des cas particuliers; je suis seulement contre l’adoption par un couple d’homosexuels, et qui aurait ses répercussions sur l’avenir de l’enfant. Dans le cas d’une rupture, combien d’enfants, subissant les contrecoups de la séparation de leurs parents adoptifs, iront à la recherche de leur père ou mère biologique? Alors là se déroulera le cortège de problèmes auquel il faudra trouver des solutions.
Messieurs les juristes, attelez-vous à la législation et à la promulgation de lois analogues à celle dite «pour tous», opposées aux lois naturelles de la génétique, froides comme la naissance de l’embryon en milieu étranger par une mère porteuse (GPA, la gestation pour autrui). Quant à la seconde infraction à la déontologie dans le contexte de l’adoption par des homosexuels, la PMA (procréation médicalement assistée), elle est d’autant plus dangereuse pour l’avenir de l’enfant qu’il ne connaîtra pas son père biologique. Un soir à la télévision française, j’ai écouté le témoignage d’un couple de femmes dont l’une avait eu un bébé. Pour ce faire, elle avait dû aller en Belgique se faire inséminer dans une banque de sperme. Elle ne voulait pas connaître le géniteur: «Je ne voulais pas personnaliser le père. C’était juste pour prendre le sperme, c’est comme planter un grain dans la nature. Notre bébé ne connaîtra que ses deux mamans.» Pour ma part j’ai trouvé cela monstrueux alors que la présentatrice de l’émission en était émue jusqu’aux larmes. Un docteur s’interroge: «Est-ce justice pour cet enfant d’être troublé dans sa conception, qu’il a depuis le ventre maternel, d’avoir été conçu par un homme et une femme, puisqu’il sera élevé par deux hommes ou deux femmes, est-ce juste?»
Une partie de l’hérédité sera inconnue à cet enfant, si ce n’est toute l’hérédité dans certains cas. Plus tard lorsqu’il sera grand, il ne pourra pas savoir d’où lui viennent ses propres gênes, qui lui a transmis son ADN, quelle sont ses racines biologiques, d’où lui vient son caractère héréditaire. Plus tard, il ira à la recherche d’une filiation biologique et congénitale, celle qui lui donnera des réponses à travers son hérédité.
Je crois et j’espère en ce concept de la famille dans la configuration «père, mère, enfant», celle qui respecte l’être humain, en fait le centre d’intérêt et ne favorise pas la fabrication d’un embryon sous X.

Molly SELWAN
« S’insurger contre l’hérédité, c’est s’insurger contre des milliards d’années, contre la première cellule. » Cioran En deçà des préoccupations politiques de notre pays, il est des sujets qui dérangent et qui nous incitent à remettre en question le devenir des êtres qui nous entourent. C’est dans un de ces moments de réflexion et de recherche que j’ai perçu un écho à mes inquiétudes et une réponse à mes interrogations...Ils se font appeler «le printemps français». Ils s’expriment en masses protestataires dans les villes de France. Ils protestent contre la loi autorisant le mariage pour tous qu’ils considèrent «contraire aux lois de la biologie et à tout sens commun». Sur leur site Internet, on peut lire dans leur manifeste: «... Nous n’acceptons plus que l’homme soit réduit à être un...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut