Dans la capitale, à l’appel du parti salafiste « al-Tahrir », une manifestation a eu lieu à Tarik el-Jdidé. Lors du rassemblement, qui s’est déroulé dans le calme, les manifestants ont affirmé qu’ils « ne se tairont pas sur ce qui s’est passé à Saïda », affichant leur solidarité avec Ahmad el-Assir. Un mouvement similaire a été également organisé à Saadnayel, dans la Békaa, où une brève manifestation a été organisée devant la mosquée Ali ben Abi Taleb.
Le parti « al-Tahrir » a en outre observé un sit-in devant la mosquée de Halba, dans le Akkar, pour protester contre la fermeture de la mosquée Bilal ben Rabah à Abra. « Ce qui se passe à Saïda est un complot concocté par les États-Unis, à travers leur secrétaire d’État John Kerry », a martelé l’imam de la mosquée al-Nour, cheikh Mohammad Ibrahim, devant les manifestants. « Aujourd’hui, ils ciblent Saïda. Ce sera bientôt le tour de Ersal, puis celui de Tripoli et du Akkar », a-t-il affirmé.
Le mufti du Akkar, cheikh Zeid Bakar Zakariyya, a pour sa part affirmé, lors de son prêche du vendredi, que « les agresseurs de l’armée sont une tierce partie qui est le Hezbollah ». « Ahmad el-Assir a déjà souligné qu’il n’est pas contre l’armée », a-t-il dit, refusant que la communauté sunnite soit placée en confrontation avec l’armée.
La colère de Tripoli, solidaire de Saïda
À l’appel du parti « al-Tahrir », un autre rassemblement a eu lieu à Tripoli au sein de la mosquée Mansouri. À l’issue du sit-in, des centaines de manifestants ont organisé une marche dans les rues de la ville où des routes ont été brièvement bloquées et des tirs en l’air ont été signalés. La tension était vive dans l’après-midi, certains médias locaux faisant état d’éléments armés déployés dans les rues, tirant en l’air et fermant des magasins par la force. Selon certains médias, une plaque commémorative dédiée à l’armée libanaise a été détruite au rond-point el-Salam et l’armée s’est retirée de la rue suite au chaos. Une importante manifestation a également été organisée à Sahet el-Nour, et selon certaines informations une photo de l’ancien Premier ministre Saad Hariri a été remplacée par une photo d’Ahmad el-Assir.
La route Tripoli-Beyrouth a en outre été bloquée au moyen de pneus brûlés, avant d’être rouverte, et une bombe sonore a été lancée par un inconnu près du Sérail de Tripoli. La radio Tarik el-ertika’ a elle aussi été la cible de coups de feu. À l’aube, déjà, une bombe avait été lancée sur un véhicule des Forces de sécurité intérieure, causant des dégâts matériels.
À la mosquée Tinal, toujours dans la capitale du Nord, cheikh Omar Imam a appelé à l’ouverture d’une enquête sur les incidents de Saïda, refusant qu’« une partie libanaise intimide une autre, et qu’elle contrôle les institutions étatiques et l’armée », dans une allusion à peine voilée au Hezbollah.
Les ulémas de Tripoli ont, quant à eux, prié d’une seule voix dans les mosquées de la ville, appelant l’armée à faire justice sur l’ensemble du territoire libanais. Cheikh Salem al-Rafeï a appelé à l’ouverture d’une enquête sur « la participation du Hezbollah aux incidents de Saïda ». « L’armée libanaise doit être impartiale, sinon nous ne nous tairons plus », a-t-il menacé. Des fidèles l’ont interrompu plus d’une fois en appelant au jihad. Le calme était rétabli en fin de journée dans la capitale du Nord.


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Le nord sera aussi nettoyé de ses éléments wazwazites, dés que le wazwaz de quartier sera remis en main propre par ses sponsors à l'armée, cela servira de leçon pour les autres wazawiize..L'armée libanaise surfera sur une dynamique que des clows de ce genre ne pourront plus mépriser.
12 h 56, le 30 juin 2013