Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s'entretient avec le président américain Donald Trump lors de la cérémonie de présentation de la finale de la Coupe du monde de football 2026 opposant l'Espagne à l'Argentine, au stade de New York/New Jersey à East Rutherford, le 19 juillet 2026. Photo Mandel NGAN / AFP
Le président américain Donald Trump verrait bien le président de la FIFA, Gianni Infantino, succéder à António Guterres à la tête des Nations unies. C'est ce qu'affirme le New York Post, selon lequel le locataire de la Maison blanche considère le dirigeant sportif suisse comme une personnalité « respectée dans le monde entier » et dotée d'une « capacité particulière à rassembler les gens ».
Rien n'indique toutefois que Gianni Infantino soit intéressé par le poste. Le président de la FIFA, candidat à sa propre réélection lors du scrutin prévu en mars prochain, n'a pas commenté ces informations. Sollicité par le New York Post, il n'a pas répondu aux demandes de commentaire. Le quotidien affirme également qu'on ignore si Donald Trump a évoqué directement cette perspective avec lui.
Selon le journal, le président américain estime néanmoins que la course à la succession d'António Guterres lui laisse une véritable marge de manœuvre, les sept candidats actuellement en lice étant jugés « sans relief » par un proche du dossier. Parmi les principaux prétendants figurent notamment l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, ainsi que l'Argentin Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Le prochain secrétaire général de l'ONU sera élu cette année pour succéder au Portugais António Guterres, dont le mandat s'achève fin décembre. Pour accéder au poste, le candidat devra obtenir le soutien du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d'un droit de veto, avant d'être confirmé par l'Assemblée générale.
Gianni Infantino s'est considérablement rapproché de Donald Trump à l'occasion de la Coupe du monde de football 2026, et lui avait notamment remis, en décembre 2025, le tout premier Prix de la paix de la FIFA. Leur proximité a toutefois alimenté les critiques pendant le tournoi, après l'intervention de M. Trump en faveur de l'attaquant américain Folarin Balogun, suspendu pour un match avant la rencontre des États-Unis avec la Belgique.
Cette initiative s'inscrit dans les critiques récurrentes de Donald Trump à l'égard des Nations unies, qu'il accuse de passivité face aux grands conflits internationaux. En 2025, il avait créé un « Conseil américain pour la paix », suscitant des spéculations sur la création d'une structure concurrente de l'ONU, alors qu'il mettait en avant son rôle de médiateur dans plusieurs dossiers, notamment entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. Il avait toutefois assuré ne pas vouloir remplacer l'organisation, tout en appelant celle-ci à jouer un rôle plus actif. Depuis son retour à la Maison Blanche, il a également réduit les contributions américaines à l'ONU et retiré les États-Unis de plusieurs de ses agences, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'UNESCO et le Conseil des droits de l'homme.
Gianni Infantino s'est rendu à plusieurs reprises au Liban, où il a notamment rencontré le président Joseph Aoun, qui, fin 2025, lui a accordé la nationalité libanaise, son épouse, Lina el-Achkar, étant libanaise. Cette décision a suscité de nombreuses critiques au Liban, où l'accès à la nationalité est régi par des critères très stricts, alors même que les femmes libanaises ne peuvent légalement transmettre leur nationalité ni à leur époux ni à leurs enfants. Lors de sa dernière visite, Infantino et le président Aoun ont également évoqué un projet de construction, entièrement financé par la FIFA, d'un stade de football répondant aux normes internationales, d'une capacité de 20 000 à 30 000 places.



