Interrogé par la chaîne NBN, M. Aridi a ajouté : « Il faut que les Libanais se mettent ensemble à la table de dialogue. La seule fois où ils se sont parlé franchement, c’était le jour où ils s’étaient assis autour de cette table. Certes, ils ne s’étaient entendus que sur une chose ou deux, mais cela est mieux que rien. »
« Pour la première fois dans son histoire contemporaine, le Liban n’a au-dessus de sa tête ni tutelle ni protectorat. Il est abandonné. Alors que faisons-nous maintenant ? » s’est-il interrogé.
Dans l’immédiat, M. Aridi s’est prononcé en faveur de la prorogation des mandats des chefs sécuritaires et militaires. « Cette situation a été imposée par les circonstances que nous vivons. Je ne considère pas cela comme une bataille à mener et il est du droit du général Michel Aoun de contester » la prorogation, a-t-il dit. « Cela démontre qu’il y a un pluralisme politique dans le pays », a-t-il affirmé.
Pour ce qui est de la prorogation de la législature, le ministre sortant a affirmé que « les jours à venir prouveront à ceux qui l’ont contestée qu’il fallait que nous fassions ce que nous avons fait. On a vu ce qui s’est passé à Tripoli, dans la Békaa et à Saïda ».
Enfin, selon lui, « la guerre en Syrie devrait rester en Syrie, tout à fait comme c’était le cas au Liban en 1975 ». « À l’époque, la guerre a éclaté au Liban et il n’y avait de tension dans aucun pays arabe. Au contraire, ils ont tous prospéré », a-t-il ironisé.
Abondant dans le même sens, Waël Bou Faour, ministre sortant des Affaires sociales et également député du PSP, a souligné dans une déclaration à la presse « la nécessité pour certains au Liban de se laisser convaincre que leurs interventions dans diverses questions, en Syrie ou ailleurs, pèsent trop lourd pour nous ». Et d’ajouter : « Ils devraient pouvoir évaluer l’ampleur des dommages sur le Liban et les Libanais que cause l’implication du Liban dans des conflits régionaux qui ne le concernent pas. »
Sur son entretien en Arabie saoudite avec le chef du courant du Futur, Saad Hariri, il y a quelques jours, M. Bou Faour a indiqué qu’il entrait dans le cadre de « la concertation à laquelle le chef du PSP, Walid Joumblatt, est attaché avec M. Hariri ». « Il n’a pas seulement été question du gouvernement, mais aussi de la situation générale au Liban », a-t-il précisé.
Sur le dossier gouvernemental, le ministre s’est efforcé de tempérer le pessimisme ambiant. « Les concertations se poursuivent et il n’y a pas d’impasse, même si, jusqu’à cet instant, il existe encore des divergences sur la formation du cabinet », a-t-il dit.
« Nous devons tous, en tant que forces politiques, nous ranger aux côtés du Premier ministre désigné et du président de la République dans leurs efforts pour former le gouvernement et contribuer à créer un climat propice à cela au lieu d’exercer de vaines pressions politiques et médiatiques qui ne confinent qu’à des fanfaronnades », a ajouté M. Bou Faour.


DIALOGUE URGENT... ET... À LA SUISSE... MAINTENANT... SANS RETARD... CAR LE SPECTRE DE LA MAINMISE ARRIVE EN COURANT...
11 h 48, le 29 juin 2013