En son nom, au nom du fils que sa mère a porté dans les joies et les peines. Pour tout ce temps écoulé, rempli de présence et d’amour, la nourriture des hommes. Au nom de ce fils qu’elle a eu et pour qui elle a vécu en s’oubliant un peu. Parce que derrière chacun des fils, il y a une mère qui le laisse grandir et voler de ses « elles ». Et que les fils, une fois grands, font des choix, pas toujours les bons. Certains choix les mènent à la guerre. Certains tuent, d’autres sont tués. Toutes les guerres sont injustes. Surtout quand il s’agit de la guerre des autres. Mais victimes et bourreaux se confondent dans l’atrocité et le gouffre de l’inhumain. Le fils de l’une aurait pu être fils de l’autre et les fils sont tous frères. D’où est-ce que ce tourbillon de violence a pris sa source ? De l’autre ou du fond de soi ? On ne sait plus, on a oublié, alors on recommence. On n’a rien appris. On a légué des ignorances accumulées. Tous sont fils ou bien l’ont été. Mais rares sont les fils qui honorent leurs mères dans leurs actes d’humanité, dans ce qu’ils font de la vie qui leur a été généreusement transmise. Surtout ces fils qui jouent avec la vie des autres... Ne voient-ils pas les yeux de cette mère, qui les dévisage de son regard interrogateur : « Pourquoi me persécutes-tu? » Les mères sont toutes des sœurs dans le don de la vie. C’est pour cette raison qu’elles se comprennent et qu’elles tiennent plus que tout à préserver cette vie. Les mères de ce pays ne veulent plus de la culture de la mort qui les a trop longtemps bercées. Elles refusent la violence des armes et la tuerie de leurs enfants, tous frères, sur une même terre. Les mères du Liban disent non à la guerre, plus jamais, cette sale guerre! Au nom du fils, arrêtez de le tuer !
En son nom, au nom du fils que sa mère a porté dans les joies et les peines. Pour tout ce temps écoulé, rempli de présence et d’amour, la nourriture des hommes. Au nom de ce fils qu’elle a eu et pour qui elle a vécu en s’oubliant un peu. Parce que derrière chacun des fils, il y a une mère qui le laisse grandir et voler de ses « elles ». Et que les fils, une fois grands, font des choix, pas toujours les bons. Certains choix les mènent à la guerre. Certains tuent, d’autres sont tués. Toutes les guerres sont injustes. Surtout quand il s’agit de la guerre des autres. Mais victimes et bourreaux se confondent dans l’atrocité et le gouffre de l’inhumain. Le fils de l’une aurait pu être fils de l’autre et les fils sont tous frères. D’où est-ce que ce tourbillon de violence a pris sa source ? De l’autre ou...
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