« Nous devons tous nous tenir aux côtés de l’armée », a déclaré M. Pharaon, soulignant que toute attaque visant l’armée est rejetée et constitue « une ligne rouge ». « Il en est de même pour la déclaration de Baabda et la politique de distanciation par rapport à la crise syrienne dont personne ne devrait s’écarter », a ajouté le député d’Achrafieh-Rmeil-Saïfi.
M. Pharaon a estimé que le fait de prendre l’armée pour cible signifie « que l’on s’en prend également à l’État et à la culture de la vie ». Le député de Beyrouth a relevé que le festival d’Achrafieh « est un message exprimant le refus de se soumettre à la souffrance et à la mort », rappelant que le quartier d’Achrafieh a payé un lourd prix en matière de souffrance.
« Par conséquent, le festival vise à remplir les cœurs de joie. Il sera relancé dès que les circonstances et la situation sécuritaire le permettront », a-t-il dit.
M. Pharaon a ajouté que « le peuple libanais se tient aux côtés de l’institution militaire » dont la sauvegarde est un devoir.
« Malheureusement, il y a un groupe au Liban qui a décidé de dépasser les lignes rouges sans en référer à qui que ce soit, et sans chercher à entamer un dialogue avec le chef de l’État ou avec un autre responsable, ce qui a fini par alimenter la tension et provoquer la dégradation de la situation », a déclaré M. Pharaon.
Pointant un doigt accusateur vers le Hezbollah sans le nommer, M. Pharaon a estimé « qu’en dépassant les lignes rouges et en prenant part aux batailles en Syrie, il a entraîné le Liban sur une voie dangereuse ».
Rappelons que les députés de la circonscription d’Achrafieh ont organisé hier soir à la place Sassine un meeting de solidarité avec l’armée au cours duquel plusieurs allocutions ont été prononcées.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
L'implication du Hezbollah en Syrie n'est que la suite logique de son implication au Liban au travers de ses assassinats et ses coups d'Etat. S'il n'avait pris tout le pouvoir par ces méthodes, il n'aurait pas eu la facilité de s'impliquer autant en Syrie car nous aurions alors eu une vraie armée qui lui aurait fermé la frontière nord soutenue en cela par le pouvoir politique. Sous Mikati et Aoun et Nasrallah, l'armée est devenue une vraie passoire des frontières.
14 h 06, le 27 juin 2013