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Sport - Football - Transfert

Laurent Blanc-Carlo Ancelotti, la fin du faux suspense

Transfert Le grand chassé-croisé estival a commencé : le PSG a officialisé Laurent Blanc au poste d’entraîneur pour deux ans, tandis que Carlo Ancelotti a été nommé pour trois saisons au Real Madrid.

Objectif « sommets européens » pour Blanc

Laurent Blanc a été confirmé officiellement hier comme entraîneur par le Paris SG, et le « Président » devra durant son mandat de deux ans « conduire l’équipe vers les sommets européens » selon le communiqué de son nouveau club.
La venue de Blanc, 47 ans, était un secret de Polichinelle depuis que la chaîne de télévision BeInSport, appartenant aux propriétaires qataris du club parisien, avait vendu la mèche vendredi dernier, annonçant un « accord » entre le PSG et l’ancien défenseur central des Bleus.
Une conférence de presse de présentation du nouveau coach « se tiendra prochainement », ajoute le PSG dans son communiqué.
La prise de fonctions du nouveau technicien parisien est en revanche précisée : ce sera le 1er juillet, jour de reprise de l’entraînement à Clairefontaine (le Camp des Loges étant en travaux), ce qui rappellera des souvenirs récents à l’ancien sélectionneur de l’équipe de France (2010-2012).
Dans la même minute, le Real Madrid annonçait que Carlo Ancelotti, qui entraînait le PSG depuis un an et demi, était nommé officiellement entraîneur du club Merengue.
Ironie de l’histoire, les deux clubs, Real et PSG, s’affronteront en amical le 27 juillet lors de la tournée du club parisien en Suède, pays d’Ibrahimovic. Ce match avait été calé bien avant les chaises musicales entre Paris et Madrid.

Choix par défaut
L’entraîneur italien avait fait part de ses envies de départ à la fin de la saison, une fois remporté le titre de champion de France.
Le PSG, qui n’avait pas anticipé les souhaits d’Ancelotti, a vu le mercato des entraîneurs lui échapper et les techniciens de gros calibre aller dans d’autres clubs (Mourinho ou Benitez) ou refuser les offres du club parisien (Capello).
Le nom de Blanc, lui, avait été cité à l’AS Rome, qui avait finalement choisi Rudi Garcia (ex-Lille).
Blanc apparaîtra donc aux yeux du grand public comme un choix par défaut du PSG, pressé par le temps avec la reprise de l’entraînement début juillet et raillé dans la presse internationale pour son incapacité à enrôler un coach de stature internationale ces dernières semaines.
Blanc était sans activité depuis son départ du poste de sélectionneur de l’équipe de France après l’élimination des Bleus en quart de finale de l’Euro 2012.
Sa seule autre expérience professionnelle en tant que coach fut Bordeaux (2007-10) avec à la clé, notamment, un titre de champion de France en 2009.
Son CV de joueur en fait rêver plus d’un (titres de champion du monde et d’Europe avec la France entre autres) mais ses états de service d’entraîneur sont encore maigres. Surtout si on les compare à ceux d’Ancelotti, passé par des clubs huppés comme l’AC Milan et Chelsea, et qui compte notamment comme coach deux Ligues des champions sur sa vitrine à trophées.

Au-delà des quarts en C1
La « Grande Europe », la Ligue des champions, c’est d’ailleurs bien ce qui fait rêver les Qataris propriétaires du PSG.
La saison dernière, Paris était passé à deux crampons d’un exploit en C1 en quarts de finale face au Barça.
Blanc, avec Bordeaux, avait lui aussi atteint les quarts de finale de l’épreuve reine continentale en 2009-2010. Mais cette fois, il lui faudra aller plus haut.
« La mission assignée par les dirigeants du Paris SG à Laurent Blanc est de poursuivre le chemin initié l’an dernier et de conduire l’équipe vers les sommets européens », écrit en effet le PSG dans son communiqué hier.
Paris, qui devrait se retrouver dans le 2e chapeau au tirage au sort de la phase de poules de C1, saura le 29 août à quelle sauce il sera mangé en première phase.
D’ici là, le club parisien va sans doute relancer la machine à transferts (Rooney, Cavani, Ronaldo sont fréquemment cités) pour se renforcer.
Ce sera le principal défi de Blanc : gérer un vestiaire galactique dans le costume de coach, ce qu’il n’a jamais fait.
Et composer avec un directeur sportif influent, Leonardo, au-dessus de lui, alors que plane toujours l’idée d’un PSG convoitant pour son banc à moyen terme Arsène Wenger (manager d’Arsenal).

(Source : AFP)

Objectif « decima » et Ronaldo pour Ancelotti

L’entraîneur italien Carlo Ancelotti, 54 ans, débarque au Real Madrid avec une mission sportive, décrocher la fameuse « decima », la dixième Ligue des champions du club, et une plus diplomatique, convaincre Cristiano Ronaldo de rester.
Le géant espagnol a annoncé hier que le technicien, qui avait manifesté le mois dernier sa volonté de quitter le Paris SG, serait « l’entraîneur du Real Madrid la prochaine saison », au moment même où le champion de France confirmait de son côté l’identité de son successeur sur le banc parisien, Laurent Blanc.
Pour Ancelotti, la « decima » passe par une première étape : pacifier le vestiaire.
Son prédécesseur au Real, le Portugais José Mourinho, reparti à Chelsea après s’être fâché avec la presse espagnole, a en effet laissé un groupe lézardé. Il s’était mis à dos les Espagnols, champions du monde et d’Europe en titre, et les autres, puisqu’il a même réglé ses comptes récemment avec son compatriote Cristiano Ronaldo.
« Cristiano a fait trois saisons fantastiques avec moi (...) Le seul problème que j’ai eu avec lui est très simple : je l’ai critiqué d’un point de vue tactique, espérant améliorer certaines choses chez lui, et lui ne l’a pas bien accepté parce qu’il croit peut-être déjà tout savoir », a ainsi expliqué Mourinho pour sa dernière interview en Espagne sur le plateau de l’émission « Punto Pelota » de la chaîne Intereconomia.

Ronaldo, « actif le plus important » du Real
L’un des objectifs assignés à « Carletto » pourrait être d’ailleurs de convaincre CR7, sous contrat avec le Real jusqu’en 2015, de résister aux sirènes d’un Paris SG prêt à lui offrir un pont d’or (18 millions d’euros par an sont évoqués).
« C’est notre actif le plus important, autour duquel nous voulons construire l’avenir de Madrid », a réaffirmé lundi soir le président du Real Florentino Perez au journal 20 Minutos pour couper court aux rumeurs d’un départ de Ronaldo qui ont ressurgi depuis qu’il a écrit il y a deux semaines sur son compte Twitter : « Toutes les nouvelles sur ma prolongation avec le Real Madrid sont fausses. »
« Cette question va être clarifiée bientôt », a ajouté lundi Perez, qui souhaiterait refaire signer le Portugais pour trois ans supplémentaires, jusqu’en 2018, selon le journal as. « Je ne doute pas que Cristiano prendra sa retraite au Real Madrid. Je suis convaincu qu’il va prolonger. La prolongation sera conclue avant que les compétitions reprennent (en août). »

Méthode douce
En début de saison déjà, cette question avait fait surface quand le Ballon d’or 2008 s’était dit « triste » sans entrer dans les motifs de ses états d’âme. Le Portugais avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’une question d’argent, mais la presse avait supposé que l’attaquant n’était pas satisfait des termes actuels de son contrat ni de la soi-disant inflexibilité de Perez pour l’améliorer.
Ancelotti présente le profil idéal pour choyer les stars, tout en diplomatie. L’Italien a su gérer dans sa carrière tout ce qui se fait de mieux en matière d’ego, le dernier en date étant Sa Majesté Zlatan Ibrahimovic au PSG.
« Je n’ai jamais eu un entraîneur comme Carlo, et pour moi, c’est quelque chose de nouveau, a déclaré le Suédois. J’ai été habitué à une discipline de fer, avec Mourinho, Capello, ce qui m’a fait grandir, mais la méthode Carlo est plus douce, plus patiente. Il responsabilise les joueurs, les fait se sentir en confiance, et j’aime ça. Quand on est bon, c’est aussi sa réussite. »
Ancelotti parti du PSG, ce même défi attend son remplaçant Laurent Blanc sur le banc parisien.
Un challenge dans lequel le « Président » n’a pourtant pas toujours brillé avec les joueurs à fort tempérament de l’équipe de France qu’il a entraînée entre 2010 et 2012, et quittée après l’élimination en quarts de finale de l’Euro contre l’Espagne (0-2) future championne d’Europe.

(Sources : agences)
Objectif « sommets européens » pour BlancLaurent Blanc a été confirmé officiellement hier comme entraîneur par le Paris SG, et le « Président » devra durant son mandat de deux ans « conduire l’équipe vers les sommets européens » selon le communiqué de son nouveau club.La venue de Blanc, 47 ans, était un secret de Polichinelle depuis que la chaîne de télévision BeInSport, appartenant aux propriétaires qataris du club parisien, avait vendu la mèche vendredi dernier, annonçant un « accord » entre le PSG et l’ancien défenseur central des Bleus.Une conférence de presse de présentation du nouveau coach « se tiendra prochainement », ajoute le PSG dans son communiqué.La prise de fonctions du nouveau technicien parisien est en revanche précisée : ce sera le 1er juillet, jour de reprise de...
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