Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Vivre ensemble et sauver le Liban

Par Joseph W. ZOGHBI
Vivre ensemble est un art, et cet art s’est perdu au Liban. Les Libanais ont importé des idées qui n’ont rien à voir avec leurs habitudes et leur façon de vivre. Ces idées étant contradictoires par essence emmènent donc leurs contradictions dans notre pays. Ces idées viennent d’Iran et d’Arabie et sont actuellement aux antipodes. Ces deux entités non seulement se haïssent, mais sont au bord de la guerre. En fait les deux pays sont en train de se faire déjà la guerre par procuration en Irak, en Syrie, au Yémen, à Bahreïn, en Arabie saoudite, au Liban et ailleurs.
Chaque entité avec ses certitudes influe, par conviction ou par intérêt, sur les masses qui les suivent. Les deux entités sont inconciliables et de ce fait chargent leurs suiveurs de la haine et de l’animosité qui les animent l’une contre l’autre.
Des inimitiés historiques qui ont eu lieu il y a quatorze siècles sont ruminées à chaque événement et remontent à la surface avec leurs lots de haine et de rancœur. Les deux entités n’ont pas réussi à surmonter les diverses guerres et rixes qui ont eu lieu à travers l’histoire et aucune des deux n’a fait son deuil et n’a accepté les réalités historiques. Ces deux entités ont toujours ce contentieux qui n’a pas été résolu et chacune d’entre elles essaie de le conclure à son avantage.
C’est exactement ce qui se passe au Liban. Le Liban, laboratoire du monde, paie le prix de l’alignement et de la polarisation sur l’une ou l’autre de ces deux entités. Malheureusement, personne n’y peut rien car cette polarisation est à son paroxysme et nous devons regarder en spectateurs ce qui va se passer. En fait, il n’y a que « la bonne volonté » de part et d’autre qui fait que la fitna est à chaque fois évitée.
On ne pourrait pas prédire le résultat de ce conflit si les jusqu’auboutistes et si des deux parties gagneront et vaincront un jour les bonnes volontés. L’on se demande si les personnes qui poussent à la sédition se rendent compte du malheur que celle-ci engendrerait si elles réussissaient.
En fait, il faut tout mettre en œuvre pour éviter le pire. C’est jouable si les bonnes volontés ont l’honnêteté intellectuelle et le courage physique de contrer cette marche frénétique vers le désastre. Les bonnes volontés doivent coûte que coûte se mettre d’accord pour essayer de convaincre les deux belligérants régionaux de sauver le Liban en se mettant d’accord sur une charte s’interdisant et interdisant à quiconque de marquer des points au Liban. Est-ce trop demander que les représentants du dialogue national par exemple décident d’éloigner ce calice en effectuant, tous réunis, des visites, successives entre Riyad et Téhéran et demandent d’une même voix que soit épargnée au Liban une nouvelle série d’épreuves ?
Le Liban ne vaut-il pas ces visites et ces efforts ? Doit-on assister à la crucifixion de notre pays et de notre peuple sans bouger un doigt, comme Néron qui, après deux mille ans, reste toujours celui qui a assisté à l’incendie de Rome qu’il a lui-même initié ?
Vivre ensemble est un art, et cet art s’est perdu au Liban. Les Libanais ont importé des idées qui n’ont rien à voir avec leurs habitudes et leur façon de vivre. Ces idées étant contradictoires par essence emmènent donc leurs contradictions dans notre pays. Ces idées viennent d’Iran et d’Arabie et sont actuellement aux antipodes. Ces deux entités non seulement se haïssent, mais sont au bord de la guerre. En fait les deux pays sont en train de se faire déjà la guerre par procuration en Irak, en Syrie, au Yémen, à Bahreïn, en Arabie saoudite, au Liban et ailleurs. Chaque entité avec ses certitudes influe, par conviction ou par intérêt, sur les masses qui les suivent. Les deux entités sont inconciliables et de ce fait chargent leurs suiveurs de la haine et de l’animosité qui les animent l’une contre...
commentaires (1)

Donc, à la grâce de dieu n'est-ce pas ? Pauvres de nous ; c'est c'la !

Antoine-Serge KARAMAOUN

09 h 50, le 24 juin 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Donc, à la grâce de dieu n'est-ce pas ? Pauvres de nous ; c'est c'la !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    09 h 50, le 24 juin 2013

Retour en haut