Les retombées de la guerre syrienne sur la scène libanaise, et plus particulièrement les conséquences multiples de l’implication du Hezbollah dans les combats en Syrie aux côtés des forces pro-Assad, ont été au centre de la réunion hebdomadaire que le secrétariat général du 14 Mars a tenue hier en son siège d’Achrafieh sous la présidence du coordinateur du secrétariat général, l’ancien député Farès Souhaid. Étaient présents à la réunion, le député Ammar Houri, l’ancien député Moustapha Allouche, ainsi que MM. Élias Abou Assi, Sassine Sassine, Chaker Salamé, Eddy Abillamaa, Youssef Douaihy, Nady Ghosn, Nawfal Daou, Hrair Hovivian, Walid Fakhreddine, Ali Hamadé, Simon Dergham, Nagib Abou Merhi, Georges Bkassini, Rouba Kabbara, Douaa Homsi, Abdel Salam Moussa et Antoine Mrad.
À l’issue de la réunion, Eddy Abillamaa a donné lecture du communiqué qui dénonce notamment toutes les atteintes à la souveraineté nationale à partir du territoire syrien, quelle que soit l’origine de ces agressions. « Le secrétariat général, souligne le communiqué, estime qu’il ne saurait y avoir de différence entre les agressions qui visent Ersal ou celles dirigées contre le Hermel, Baalbeck, les localités du Liban-Nord, ou encore les atteintes qui touchent les champs agricoles, sans compter les incidents à Beyrouth et Saïda. De fait, la souveraineté du Liban est une et indivisible, le citoyen libanais est le même partout au Liban, et le projet de discorde est le même, il vise toutes les parties. Le secrétariat général condamne toute atteinte à la sécurité et à la souveraineté du Liban, quelle que soit l’origine de ces atteintes, qu’elle soit interne ou externe. »
« L’implication du Hezbollah dans la guerre syrienne et les retombées d’une telle implication sur la scène libanaise, au niveau de l’instabilité et des incidents sécuritaires qui se produisent au Nord et dans la Békaa, en passant par le Sud et Beyrouth, rendent impérative la formation immédiate d’un gouvernement qui devrait faire face aux retombées de la crise syrienne sur le Liban ainsi qu’aux problèmes de la vie quotidienne des Libanais, ajoute le 14 Mars. Les incidents dans la Békaa ainsi que les atteintes répétées à la souveraineté du Liban de la part de la partie syrienne nécessitaient une réunion extraordinaire du gouvernement d’expédition des affaires courantes sous la présidence du président Michel Sleiman, de même qu’ils nécessitaient la convocation du Conseil supérieur de défense à une réunion pour prendre des mesures fermes susceptibles de garantir la protection des Libanais. Le gouvernement ayant fui devant ses responsabilités, le président de la République a été amené à intervenir directement auprès du représentant personnel du secrétaire général des Nations unies à Beyrouth, Derek Plumbly, pour l’informer des atteintes syriennes à la souveraineté du Liban ».
L’élection présidentielle en Iran
Le communiqué souligne par ailleurs que le mémorandum soumis par les forces du 14 Mars au président de la République, réclamant le retrait des miliciens du Hezbollah de Syrie, représente « une feuille de route non seulement pour les forces du 14 Mars, mais aussi pour toutes les personnes sincères qui perçoivent dans les clauses de ce mémorandum une base permettant de sauver le Liban ». « Sortir le Liban de la crise dans laquelle il se débat relève de la responsabilité de toutes les factions et ne saurait être une tâche limitée exclusivement à une seule force politique ou à une seule communauté, ajoute le 14 Mars. Tous les Libanais, y compris ceux qui considèrent qu’ils sont en dehors des alignements politiques, devraient définir clairement leur vision concernant les solutions possibles, loin de toute surenchère ou de toute distanciation à l’égard de ce qui se passe au Liban. »
Le 14 Mars a estimé en outre que l’élection présidentielle en Iran a constitué « une opportunité qui a permis au peuple iranien d’exprimer ses choix ». « Le secrétariat général émet l’espoir que le nouveau président iranien Hassan Rohani traduira ses promesses électorales en initiatives et en décisions politiques visant à réconcilier l’Iran avec son environnement arabe et islamique ainsi qu’avec la communauté internationale, souligne le communiqué. Le secrétariat général espère également que le waliy el-faqih permettra au président iranien de concrétiser les choix de son peuple. »
En conclusion, le 14 Mars a souhaité que soient couronnés de succès « les efforts déployés par les pays arabes et occidentaux en vue d’aider le peuple syrien à sortir de sa crise et à prendre le dessus sur un régime meurtrier qui se joue des politiques régionales et internationales afin de se maintenir au pouvoir au détriment de son peuple, lequel mérite toutes sortes d’aides politique et morale ».


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Il parle en L'AIR.... ce 14 Mars !
09 h 25, le 21 juin 2013