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Nos lecteurs ont la parole

La vie à sens unique

Par Adriana LEBBOS
Savoir faire les bons choix. Rester ou partir? Rester ou rompre? Démissionner ou garder son emploi? Suffoquer sous un flot d’hésitations et de doutes. Contourner la seule certitude qui nous fera sortir de notre servitude: choisir. C’est la condition sine qua non pour aller de l’avant. Ça a l’air facile, on dirait. Mais comment faire le tri entre toutes les possibilités? Comment agir sans remords ni regrets? Comment échapper aux injonctions de notre inconscient? Un parcours de montagnes russes. Il faut bien se tenir. Garder le sang-froid. Mettre sa ceinture. S’agripper. Ça monte. Ça descend. On a l’impression de perdre le contrôle. En fait, on l’a déjà perdu. Dès le début. Ce qui est sûr, c’est qu’on doit toujours aller de l’avant. Ça peut reculer un peu, parfois, mais ça repart. Il faut juste avoir le cœur bien accroché dans ces moments-là. Dans ces moments-là, justement, le cœur, il ne sait plus trop où il en est. C’est un de ces moments de la vie, là, les montagnes russes. On n’a pas forcément demandé un ticket pour y monter mais on se retrouve dedans, comme ça, d’un coup. Je m’en souviens encore. On ne peut pas faire grand-chose contre la vitesse, ni contre les montées ni contre les descentes. On vit à un rythme imposé. On se dit qu’on vit et que c’est déjà bien. On se dit qu’on ressent quelque chose et que c’est déjà ça. Ce n’est pas agréable mais c’est là. Comme un signe. On se demande ce qui nous a poussés là-dedans. On se demande pourquoi. Mais peut-être qu’il n’y en a pas, de pourquoi. On se demande beaucoup de choses. On serre les poings sans faire attention et on lâche la main.
On finit par ne plus croire en l’autre. En les autres. On doute. On ne fait plus confiance. On ne fait même plus confiance à soi. On se dit qu’on a bien dû faire quelque chose pour mériter tout ça. Le mot regret fait son apparition. Mais il n’existe pas de parcours sans mise à jour. Ça aide à avancer. On nous affirme. Ça fait partie de l’apprentissage, de la vie, du parcours. C’est ce qu’on nous dit. Les montagnes russes aussi en font partie. On ne fait même plus confiance. On ne sait plus trop. On ne s’aime même plus trop. On finit par douter de soi. Impuissant sur ce chemin imposé. On aimerait se poser. Il est où, le bouton pause? Le bouton pause qui peut. Le bouton sauve qui peut. Sauf que personne ne pourra nous sauver. «Escape» existe seulement sur les claviers. Il ne suffit pas de maîtriser les raccourcis. Faudra faire face. Faire face sans perdre la face. Retrouver un sens. Un sens unique. La vie à sens unique.
Savoir faire les bons choix. Rester ou partir? Rester ou rompre? Démissionner ou garder son emploi? Suffoquer sous un flot d’hésitations et de doutes. Contourner la seule certitude qui nous fera sortir de notre servitude: choisir. C’est la condition sine qua non pour aller de l’avant. Ça a l’air facile, on dirait. Mais comment faire le tri entre toutes les possibilités? Comment agir sans remords ni regrets? Comment échapper aux injonctions de notre inconscient? Un parcours de montagnes russes. Il faut bien se tenir. Garder le sang-froid. Mettre sa ceinture. S’agripper. Ça monte. Ça descend. On a l’impression de perdre le contrôle. En fait, on l’a déjà perdu. Dès le début. Ce qui est sûr, c’est qu’on doit toujours aller de l’avant. Ça peut reculer un peu, parfois, mais ça repart. Il faut juste avoir le...
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