Une réunion a eu lieu hier au bureau du député Michel Pharaon, portant sur la polémique relative au projet de parking que la municipalité de Beyrouth se propose de construire sous le jardin des Jésuites, à Jeïtaoui. À cette occasion, M. Pharaon a déclaré qu’il refusait d’entraîner l’affaire du jardin des Jésuites « dans le bazar politique ». Il a estimé que ceux qui le prennent pour cible « ont des préoccupations très éloignées des soucis écologiques, alors que l’écologie fait partie de nos priorités ». « Les habitants et nous-mêmes sommes attachés à ce projet, et nous avons le temps d’effectuer les études nécessaires et de noter toutes les remarques, a-t-il poursuivi. Nous nous adresserons bientôt aux médias à ce sujet. » Il a mis l’accent dans ce cadre sur « la légitimité de manifester une opposition si celle-ci sert l’intérêt général et n’a aucune arrière-pensée politique ».
Rappelons que la perspective de la construction d’un parking souterrain sous le jardin des Jésuites, qui implique la destruction temporaire puis la reconstruction du jardin, a soulevé un mouvement de protestation. Des habitants ont empêché des ingénieurs de la municipalité de faire un relevé du sol, il y a une dizaine de jours. Samedi dernier, des manifestants, habitants et militants de la société civile ont réclamé le maintien du jardin et une solution alternative pour le parking.
Étaient présents hier à la réunion au bureau de M. Pharaon, le député Serge Tor Sarkissian, Nadim Abou Rizk, membre du conseil municipal de Beyrouth, ainsi que des moukhtars et une délégation des habitants. M. Tor Sarkissian a rappelé que le bloc des députés d’Achrafieh a conçu un projet de reboisement de la région. « Les députés sont soucieux de trouver un équilibre entre la nécessité d’assurer des parkings et la préservation des espaces verts restants dans la capitale », a-t-il dit.
Pour sa part, M. Abou Rizk a insisté sur le problème aigu de parking dans le périmètre du jardin.
« Le projet de la municipalité consiste à préserver le jardin et à créer une bibliothèque moderne, a-t-il souligné. Les arbres seront replantés, à l’exception de huit qui, selon les experts, ne peuvent l’être, mais ils seront remplacés par d’autres. Autour du jardin, il y aura une amélioration des trottoirs, une augmentation des espaces plantés et un itinéraire pour bicyclettes. Il s’agira d’une place modèle. »
Enfin, Rachid Achkar, membre du conseil municipal également, a précisé que « la Direction générale des antiquités était au courant du projet depuis un mois, surtout pour ce qui a trait à la mosaïque présente dans le jardin ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une réunion a eu lieu hier au bureau du député Michel Pharaon, portant sur la polémique relative au projet de parking que la municipalité de Beyrouth se propose de construire sous le jardin des Jésuites, à Jeïtaoui. À cette occasion, M. Pharaon a déclaré qu’il refusait d’entraîner l’affaire du jardin des Jésuites « dans le bazar politique ». Il a estimé que ceux qui le prennent pour cible « ont des préoccupations très éloignées des soucis écologiques, alors que l’écologie fait partie de nos priorités ». « Les habitants et nous-mêmes sommes attachés à ce projet, et nous avons le temps d’effectuer les études nécessaires et de noter toutes les remarques, a-t-il poursuivi. Nous nous adresserons bientôt aux médias à ce sujet. » Il a mis l’accent dans ce cadre sur « la légitimité de...