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Liban

Aoun : Tout le monde nous a trahis dans l’affaire de la prorogation

À l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun a tenu son point de presse traditionnel qu’il a entamé en soulignant qu’il croyait que la réunion du Conseil constitutionnel d’hier devait être la dernière, mais il a appris qu’il y en aura une autre vendredi prochain. Il a toutefois précisé ne pas s’attendre à de grands changements sur ce plan au cours de cette réunion, pronostiquant un nouveau défaut de quorum. M. Aoun a affirmé que depuis qu’il a présenté un recours en invalidation de la loi sur la prorogation du mandat de la Chambre, le pays a été le théâtre de développements politiques « déplorables » concernant le Conseil constitutionnel.

Le chef du CPL a ensuite dénoncé ce qu’il a appelé « la gesticulation médiatique » (dans une allusion à la visite d’une délégation des députés du 14 Mars au palais présidentiel, hier), déplorant que cette démarche ait pris pour cibles le Hezbollah et la Syrie, « comme s’il n’y avait pas d’autres problèmes dans le pays qu’il faut traiter », a-t-il affirmé. Il a déclaré dans ce cadre que cette démarche « a oublié toute la période précédente qui nous a poussés à en arriver là ». « L’équation est simple, a-t-il déclaré. Des responsables officiels auraient dû défendre le Liban, mais ils ne l’ont pas fait.
Ils ont créé un vide qui nous a menés à cette situation. » Il s’est demandé ainsi pourquoi le dossier de Nahr el-Bared a été fermé et pourquoi le général François Hajj a été assassiné. Il a ajouté par ailleurs que « certaines parties ne veulent ni des élections ni autre chose pour que nous puissions construire des institutions ». Dans ce contexte, le général Aoun a précisé que nul ne parle du « mouvement des éléments armés entre Zabadani et les projets de Qaa, dans une sorte de zone tampon ». « Ils (ceux qui attaquent le Hezbollah) préfèrent parler de souveraineté, mais celle-ci est indivisible », a ajouté Aoun, qui a estimé que la participation du Hezbollah à la bataille de Qousseir est « une goutte d’eau dans un océan ». Il s’est ensuite interrogé sur le point de savoir « si le Hezbollah retire ses troupes de Syrie, voudront-ils à ce moment organiser des élections » ?

Selon le général Aoun, « ce qui se passe à la frontière libanaise est le résultat de l’action de toute l’opposition et d’une partie des loyalistes ». « Aujourd’hui, a-t-il déclaré, nous n’entendons que des surenchères, alors que beaucoup prennent pour prétexte l’impuissance pour ne pas agir et d’autres préfèrent attendre. »

Aoun s’est ensuite demandé pourquoi l’incident de Abra a pris de l’ampleur, ajoutant que « c’est le jeu mené par certains responsables des FSI et d’autres qui nous a menés à la situation dans laquelle nous nous débattons aujourd’hui ».
Et le chef du CPL d’ajouter : « En toute fierté, je peux dire que nous sommes les seuls au Liban à ne pas recevoir d’injonctions de l’étranger. » Il a lancé un appel à « tous les indépendants pour tenter de sauver le pays », ajoutant que ce sauvetage ne peut se faire que par le biais d’une solidarité entre les Libanais.

En réponse à une question, Aoun a affirmé que « toutes les parties ont trahi » son bloc dans l’affaire de la prorogation du mandat du Parlement. Il a précisé que ceux qui ont mis les photos des députés du bloc du Changement et de la Réforme avec celles des autres députés avant de leur jeter des tomates « sont ignorants et incapables de faire des distinctions ».

Prié de commenter les propos du patriarche Raï dimanche, Aoun s’est demandé ce que signifie la généralisation. Il a toutefois précisé qu’il ne se sent pas concerné, car il est à l’origine du 14 Mars.
Prié encore de dire ce que signifie la phrase de Hassan Nasrallah, « nous serons là où nous devrons être », Aoun a répondu : « La phrase est claire. Là où sayyed Nasrallah estimera qu’il est menacé, il interviendra. »
À l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun a tenu son point de presse traditionnel qu’il a entamé en soulignant qu’il croyait que la réunion du Conseil constitutionnel d’hier devait être la dernière, mais il a appris qu’il y en aura une autre vendredi prochain. Il a toutefois précisé ne pas s’attendre à de grands changements sur ce plan au cours de cette réunion, pronostiquant un nouveau défaut de quorum. M. Aoun a affirmé que depuis qu’il a présenté un recours en invalidation de la loi sur la prorogation du mandat de la Chambre, le pays a été le théâtre de développements politiques « déplorables » concernant le Conseil constitutionnel. Le chef du CPL a ensuite dénoncé ce qu’il a appelé « la gesticulation médiatique » (dans une...
commentaires (9)

Il faut l'enregistrer dans le Guiness book of records des plus nombreuses inepties débitées a la seconde. Rien a dire rien a faire c'est le plus fort!

Pierre Hadjigeorgiou

15 h 58, le 20 juin 2013

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Commentaires (9)

  • Il faut l'enregistrer dans le Guiness book of records des plus nombreuses inepties débitées a la seconde. Rien a dire rien a faire c'est le plus fort!

    Pierre Hadjigeorgiou

    15 h 58, le 20 juin 2013

  • Boouuuuhh !... Ouuuiiiiiiiiiiiiinnn !... Sont pas gentils ! Je ne veux plus jouer. Na !

    Robert Malek

    19 h 09, le 19 juin 2013

  • FATOURÉT LI7SABÉT IL GHALAT !

    SAKR LOUBNAN

    19 h 02, le 19 juin 2013

  • So,get back,get back,get back to where you once belonged...pas de salut dans la division...

    GEDEON Christian

    14 h 34, le 19 juin 2013

  • La Dabbkéeh d'aveugles et de paralytiques se poursuit, et des bossfàRiens qui agitent leur sceptre d’orangerie et des rafales de nasardes noircies ! L’intolérable brûle la joue des Sains et vient de ce fameux déni de démocratie dénoncé à l’envi choisi par l’Agresseur Aigri, puisqu’une timide ouverture paraissait se faire jour suite à la débâcle inévitable de leur Frérot aSSadique. Car, comment ne pas se rendre compte qu’en ces heures traumatisantes, les Sains Libanais, toutes tendances confondues, supportent mal les Malsains et leurs simagrées ! Comme celles de celui qui, à l’évidence, est obnubilé par son idée courte et fixe de Gouverner par une Marotte ministérielle de ses meilleurs ennemis expurgée, et qui va jusqu’à l’impression donner du pire jouer sous couleur orangée ou jaunie kifkif pour ménager à tout prix l’avenir de son toussotant "courant et de ce dieu de Parti" ! Qu’il soit permis aux Sains Libanais de préférer le Hakîm, grave mais mesuré, qui propose une méthode de base pour une réaction Saine coordonnée, à ces Malsains comparée qui croient bon d’une ahurissante gesticulation vociférante les gratifier ; soucieux qu’ils sont de les effrayer ! Ce qui n’est pour eux que l’expression de la vigueur de "l'identité" du Pathétique fakihisme et de leur énervement BossfàRien éructant, qui ne sont pas évidemment synonymes de "victoire?" ni orangée ni divine !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    12 h 39, le 19 juin 2013

  • Cocu ...! et en plus rapporteur....

    M.V.

    08 h 52, le 19 juin 2013

  • Aoun après avoir trahi tout le monde et même lui-même se retrouve au pied du mur . La girouette n'a plus de vent et ne sait plus dans quel sens tourner. Dégonflé, le général.

    Saleh Issal

    08 h 41, le 19 juin 2013

  • LE TITRE DE CET ARTICLE DIT QUE LE GÉNÉRALISSIME A PLEINE RAISON DANS CETTE AFFAIRE. DONNEZ À CÉSAR CE QUI LUI APPARTIENT !

    SAKR LOUBNAN

    06 h 39, le 19 juin 2013

  • Quand le général Aoun dit : "En toute fierté je peux affirmer que nous sommes les seuls à ne pas recevoir des injonctions de l'étranger", qui vise-t-il en fait et en tout premier lieu ? Il est plus qu'évident qu'il vise son allié, le Hezbollah, dont le secrétaire général Hassan Nasrallah reçoit personnellement les ordres du guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei. Ainsi est-il arrivé lorsqu'il a été convoqué à Téhéran il y a deux mois et il a reçu l'ordre d'entrer de plein pied et ouvertement dans la guerre en Syrie, "la 35e provincvce iranienne", aux côtés du régime sectaire alaouite de Damas. Quand le général Aoun dit : "toutes les parties nous ont trahi" dans la question de la prorogation du mandat du Parlement et maintenant dans le sabotage du Conseil constitutionnel, qui vise-t-il en tout premier lieu ? Il vise son allié le Hezbollah sans lequel jamais ladite prorogation aurait pu avoir lieu et qui a détruit maintenant la dernière institution dont on pensait qu'elle était immune aux sales jeux politiques, en ordonnant aux deux membres chiites du Conseil d'en saboter les réunions et le quorum. Comme dit le dicton libanais, le général Aoun "a la bouche pleine d'eau" et il ne peut pas être plus explicite en désignant son allié. Les alliances des feuilles d'entente, c'est comme ça !

    Halim Abou Chacra

    02 h 44, le 19 juin 2013

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