Le chef du CPL a ensuite dénoncé ce qu’il a appelé « la gesticulation médiatique » (dans une allusion à la visite d’une délégation des députés du 14 Mars au palais présidentiel, hier), déplorant que cette démarche ait pris pour cibles le Hezbollah et la Syrie, « comme s’il n’y avait pas d’autres problèmes dans le pays qu’il faut traiter », a-t-il affirmé. Il a déclaré dans ce cadre que cette démarche « a oublié toute la période précédente qui nous a poussés à en arriver là ». « L’équation est simple, a-t-il déclaré. Des responsables officiels auraient dû défendre le Liban, mais ils ne l’ont pas fait.
Ils ont créé un vide qui nous a menés à cette situation. » Il s’est demandé ainsi pourquoi le dossier de Nahr el-Bared a été fermé et pourquoi le général François Hajj a été assassiné. Il a ajouté par ailleurs que « certaines parties ne veulent ni des élections ni autre chose pour que nous puissions construire des institutions ». Dans ce contexte, le général Aoun a précisé que nul ne parle du « mouvement des éléments armés entre Zabadani et les projets de Qaa, dans une sorte de zone tampon ». « Ils (ceux qui attaquent le Hezbollah) préfèrent parler de souveraineté, mais celle-ci est indivisible », a ajouté Aoun, qui a estimé que la participation du Hezbollah à la bataille de Qousseir est « une goutte d’eau dans un océan ». Il s’est ensuite interrogé sur le point de savoir « si le Hezbollah retire ses troupes de Syrie, voudront-ils à ce moment organiser des élections » ?
Selon le général Aoun, « ce qui se passe à la frontière libanaise est le résultat de l’action de toute l’opposition et d’une partie des loyalistes ». « Aujourd’hui, a-t-il déclaré, nous n’entendons que des surenchères, alors que beaucoup prennent pour prétexte l’impuissance pour ne pas agir et d’autres préfèrent attendre. »
Aoun s’est ensuite demandé pourquoi l’incident de Abra a pris de l’ampleur, ajoutant que « c’est le jeu mené par certains responsables des FSI et d’autres qui nous a menés à la situation dans laquelle nous nous débattons aujourd’hui ».
Et le chef du CPL d’ajouter : « En toute fierté, je peux dire que nous sommes les seuls au Liban à ne pas recevoir d’injonctions de l’étranger. » Il a lancé un appel à « tous les indépendants pour tenter de sauver le pays », ajoutant que ce sauvetage ne peut se faire que par le biais d’une solidarité entre les Libanais.
En réponse à une question, Aoun a affirmé que « toutes les parties ont trahi » son bloc dans l’affaire de la prorogation du mandat du Parlement. Il a précisé que ceux qui ont mis les photos des députés du bloc du Changement et de la Réforme avec celles des autres députés avant de leur jeter des tomates « sont ignorants et incapables de faire des distinctions ».
Prié de commenter les propos du patriarche Raï dimanche, Aoun s’est demandé ce que signifie la généralisation. Il a toutefois précisé qu’il ne se sent pas concerné, car il est à l’origine du 14 Mars.
Prié encore de dire ce que signifie la phrase de Hassan Nasrallah, « nous serons là où nous devrons être », Aoun a répondu : « La phrase est claire. Là où sayyed Nasrallah estimera qu’il est menacé, il interviendra. »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il faut l'enregistrer dans le Guiness book of records des plus nombreuses inepties débitées a la seconde. Rien a dire rien a faire c'est le plus fort!
15 h 58, le 20 juin 2013