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Liban - Journée Du Réfugié

Mikati veut poser des conditions à l’accueil des réfugiés syriens

Guterres met en garde contre la répercussion de la crise syrienne sur les pays environnants et appelle à un accroissement substantiel de l’aide au Liban.

Le Premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati, a invité hier la communauté internationale à imposer aux nouveaux arrivants syriens des conditions avant même leur entrée en territoire libanais. « Seuls ceux qui seront reconnus comme réfugiés (par le HCR) devraient être autorisés à entrer au Liban », a-t-il dit.
Il a aussi proposé à la communauté internationale de partager avec le Liban le fardeau des réfugiés syriens, dont le nombre augmente dramatiquement. Il a fait état dans ce cadre de la présence au pays du Cèdre d’un million de réfugiés syriens, de 80 000 Palestiniens et 49 000 Libanais de Syrie. M. Mikati a également appelé la communauté internationale à améliorer les capacités de prise en charge des déplacés à l’intérieur de la Syrie, et à pousser les pays donateurs à respecter les engagements pris lors du sommet du Koweït.
Il n’a pas manqué de demander que des aides directes soient versées au gouvernement libanais, et plus spécifiquement dans les domaines de la santé et de l’éducation, pour lui permettre de mener à bien sa tâche. « Nous avons atteint un point tel que le conflit syrien se répercute sur la stabilité du Liban, sur la paix civile et sur la situation sociale », a-t-il souligné.
M. Mikati a tenu des propos en ce sens au cours d’un colloque sur l’examen d’un plan d’action portant sur le dossier des déplacés syriens pour l’année 2013, élaboré par le gouvernement libanais en coopération avec les organisations internationales. Un colloque qui s’est déroulé au Grand Sérail, à l’occasion de la Journée internationale des réfugiés, avec la participation du haut-commissaire pour les Affaires des réfugiés, Antonio Guterres. À cette occasion, MM. Mikati et Guterres ont réclamé qu’une somme d’un milliard sept cent millions de dollars soit allouée au Liban.
M. Guterres a mis en garde contre le débordement de la crise syrienne à l’ensemble du Moyen-Orient. « Le débordement de la crise syrienne sur les pays environnants est en train de devenir une dure réalité et doit être traité pour empêcher que la guerre n’enflamme le Moyen-Orient », a-t-il déclaré. Il a relevé dans ce cadre que « les réfugiés entrent en concurrence avec les populations locales », indiquant que l’affluence des Syriens ne fait qu’aggraver la situation économique et sociale des citoyens libanais.
Étaient présents à ce colloque les ministres des Affaires sociales Waël Bou Faour et de l’Éducation Hassan Diab, des représentants de la communauté internationale et des organisations onusiennes, dont notamment le coordinateur spécial des Nations unies, Derek Plumbly, la représentante du HCR, Ninette Kelley, le représentant résident du PNUD, Robert Watkins, ainsi que les ambassadeurs des pays donateurs.
Le Premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati, a invité hier la communauté internationale à imposer aux nouveaux arrivants syriens des conditions avant même leur entrée en territoire libanais. « Seuls ceux qui seront reconnus comme réfugiés (par le HCR) devraient être autorisés à entrer au Liban », a-t-il dit.Il a aussi proposé à la communauté internationale de partager avec le Liban le fardeau des réfugiés syriens, dont le nombre augmente dramatiquement. Il a fait état dans ce cadre de la présence au pays du Cèdre d’un million de réfugiés syriens, de 80 000 Palestiniens et 49 000 Libanais de Syrie. M. Mikati a également appelé la communauté internationale à améliorer les capacités de prise en charge des déplacés à l’intérieur de la Syrie, et à pousser les pays donateurs à respecter les...
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