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Événement

Militants de la société civile et personnalités politiques pour une « Conférence de salut national »

Un appel pour « sauver le Liban et refonder l’État » a été signé par de nombreux participants.

À l’appel de plusieurs personnalités de la société civile pour « Sauver le Liban et refonder l’État » une conférence s’est tenue samedi à l’hôtel Monroe, à Beyrouth, réunissant plus d’une centaine de personnes. Parmi les participants à cette conférence les signataires de l’appel, avec à leur tête l’ancien ministre Charbel Nahas, des personnalités politiques essentiellement issues de partis de gauche et des militants de la société civile, mais également l’ancien ministre Salim Sayegh du parti Kataëb, ou encore le député du Courant patriotique libre (CPL) Salim Aoun.
La conférence a débuté par un texte, qui établit les principaux objectifs de l’initiative, lu par Charbel Nahas. L’appel lancé émane du constat que le système confessionnel libanais a échoué, et que l’État libanais ne parvient plus à assumer ses obligations. Pour les signataires de l’appel, le système confessionnel constitue la principale entrave à la création d’un État de droit et d’une appartenance citoyenne.
Ce constat d’échec a été illustré par deux reportages, revenant en images sur les décennies de violence dues au système confessionnel, et faisant le parallèle entre la situation d’instabilité sociale et sécuritaire que connaît le pays actuellement et celle des années précédant la guerre civile.
Les signataires de l’appel ont également souligné le risque imminent de voir le système politique sombrer dans l’illégitimité à compter du 20 juin, date à laquelle le mandat du Parlement est supposé prendre fin. En effet, avec la prorogation du mandat de la Chambre des députés, et l’absence d’élections législatives en vue, c’est un Parlement « illégitime » qui se chargera d’accorder un vote de confiance au nouveau gouvernement, et éventuellement d’élire le nouveau président de la République en 2014. Cette crise du système s’accompagne d’une situation sécuritaire explosive ainsi que d’une crise sociale menaçante, toujours selon les signataires de l’appel.
L’objectif fixé est donc de réunir les acteurs de la société civile pour concevoir un projet d’État de droit sur les bases « de la citoyenneté, de la justice sociale et de la dignité humaine d’égalité sociale ». À cet effet, une « commission constituante transitoire » représentative des différentes composantes de la société libanaise devra être formée et se chargera de la rédaction d’une déclaration constitutionnelle. Par la suite, une Assemblée constituante sera élue et se chargera de voter une Constitution permanente qui se baserait sur les principes cités précédemment.
Apres la lecture des objectifs de l’initiative, Massoud Daher, professeur à l’Université libanaise (UL), s’est chargé d’exposer la feuille de route. Deux étapes essentielles ont été fixées : la première est la Conférence de salut national, et la seconde consistera en l’organisation de « journées de choix nationaux », pour mettre en place des plans d’action. M. Daher a insisté sur la nécessité de concevoir un projet concret et réaliste, ce qui permettrait d’avoir la confiance et le soutien de l’opinion publique libanaise.
L’audience a ensuite été invitée à donner son opinion, débattre, et présenter des propositions. Les participants ont largement salué l’initiative, mais quelques critiques ont également été exprimées. Ainsi certains ont déploré la présence de personnalités politiques qui font partie intégrante du système confessionnel. D’autres ont regretté que l’initiative ait été sélective, et appelé à plus de diversité au sein du mouvement.
Enfin, la déclaration de clôture a été lue par le journaliste Sarkis Abou Zeid. Ce dernier a rappelé les grandes lignes du projet tout en assurant qu’une initiative était urgente et le changement possible. M. Abou Zeid a également annoncé la formation prochaine de groupes de travail, ainsi qu’une conférence de presse qui se tiendra dans un délai de 15 jours, pour annoncer un plan d’action à venir.

À l’appel de plusieurs personnalités de la société civile pour « Sauver le Liban et refonder l’État » une conférence s’est tenue samedi à l’hôtel Monroe, à Beyrouth, réunissant plus d’une centaine de personnes. Parmi les participants à cette conférence les signataires de l’appel, avec à leur tête l’ancien ministre Charbel Nahas, des personnalités politiques...

commentaires (3)

pshiiiit

Pierre Hadjigeorgiou

16 h 17, le 17 juin 2013

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Commentaires (3)

  • pshiiiit

    Pierre Hadjigeorgiou

    16 h 17, le 17 juin 2013

  • VOILÀ... ENFIN ! UN APPEL DE LA LOGIQUE... VOYONS SI LES RÉACTIONS SERAIENT AUSSI LOGIQUES...

    SAKR LOUBNAN

    09 h 02, le 17 juin 2013

  • "À cet effet, une commission constituante transitoire représentative des différentes composantes de la société libanaise devra être formée et se chargera de la rédaction d’une déclaration constitutionnelle." ! C'est quoi cette "commission" ? Une sorte de "Bureau Politique" ?! Et "commission représentative des composantes de la société. ! Lesquelles composantes äaïynéh (financiers, chômeurs, ouvriers, épiciers, boutiquiers, comptables, avocats, médecins-dentistes ou garagistes kifkif ! ? Et qui décidera lesquelles ? Yîîîh, quelle histoire !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    06 h 42, le 17 juin 2013