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Nos lecteurs ont la parole

Le fort face au faible

Par Joe ACOURY
Des grandes puissances aux petites, du requin au gentil poisson, du règne des lions aux animaux de la jungle, l’ homme, héritier d’un certain ordre primitif, essaie de préserver sa réputation de chasseur par la puissance de feu, du verbe, de son statut, de l’arc.
Pensant ainsi cibler le tir par une vision d’hégémonie sur ses frères, la diplomatie des jeux de mots, des gros sous, égalera la menace des armes et du nucléaire.
Pourtant, depuis le début de son histoire jusqu’au temps des secousses terrestres, économiques et criminelles en ce début du XXIe siècle, un air d’insolente négligence semble largement dominer, au détriment des valeurs dites humaines. La survie économique des nations se cherche à travers des exutoires provisoires pour mieux perdurer. Le facteur magnanime propre à l’élégance chevaleresque soucieuse de la substance, de l’éthique, de la pensée libérée des contraintes se dissipe au nom de luttes médiatisées entre les maîtres des nations. Le libre choix se transforme subtilement, au fil des secousses subies, en un comportement limité, standardisé des hommes.
Ainsi, le citoyen du monde réagit aux balancements des réussites-échecs, de la politique internationale selon des thèmes et des critères de « stabilisation économique », de « lutte contre l’extrémisme », de « promotion de processus démocratiques ». Il reconnaît son impuissant engagement qui le réduit à être un observateur, crédule ou pas, sans vraiment agir. Évaluée beaucoup moins pour la splendeur de l’enrichissement humain, par la diversité des mentalités et davantage pour la priorité de vues élitistes, la conscience du présent se confond avec la résignation à un mode de pensée stratégique cuisiné, mijoté et formaté par d’influentes personnalités.
Les grandes puissances ressemblent davantage à des cercles ultraprivilégiés qui s’associent à noyer la créativité fondamentalement critique de certains qui s’inquiètent de la qualité humaine des dirigeants du globe et de la validité intrinsèque de leur rôle dans monde. Leurs actions, celles qui émanent de pensées saines et de convictions claires, spontanées et utiles au-delà des convenances opportunistes, ne doivent consacrer que ce service exclusif aux politiques bienveillantes et urgentes d’une planète qui coule à vue d’œil.
Cependant, les Nations unies, souvent désunies, ont prouvé le non-respect de la qualité humaine tristement mise en quarantaine malgré les boucheries observées sous son nez.
N’est-il pas urgent de considérer enfin la création d’un organisme indépendant digne des nations, un conseil de sages qui aurait l’autorité d’évaluer, de critiquer, de juger et de dénoncer ces hommes silencieux aux meurtres d’autres dans le monde ?
Faut-il aller si loin pour permettre au pauvre bougre dans la misère et sous les bombes de faire vibrer le cil du fort face au faible ?
Des grandes puissances aux petites, du requin au gentil poisson, du règne des lions aux animaux de la jungle, l’ homme, héritier d’un certain ordre primitif, essaie de préserver sa réputation de chasseur par la puissance de feu, du verbe, de son statut, de l’arc. Pensant ainsi cibler le tir par une vision d’hégémonie sur ses frères, la diplomatie des jeux de mots, des gros sous, égalera la menace des armes et du nucléaire.Pourtant, depuis le début de son histoire jusqu’au temps des secousses terrestres, économiques et criminelles en ce début du XXIe siècle, un air d’insolente négligence semble largement dominer, au détriment des valeurs dites humaines. La survie économique des nations se cherche à travers des exutoires provisoires pour mieux perdurer. Le facteur magnanime propre à l’élégance...
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