Messieurs nos représentants, les soi-disant garants de notre Constitution, de grâce rendez à notre démocratie un semblant de crédibilité. Vous vous êtes octroyé une prolongation, ô tellement inconstitutionnelle, de dix-huit mois ; vous aviez pour cela invoqué entre autres deux excuses : le manque de consensus pour une loi électorale qui serait équitable et agréée par tous (vous aviez eu pourtant quatre longues années pour y réfléchir) et le manque de stabilité sécuritaire, vu les événements sanglants en Syrie qui se répercutent dans maintes de nos régions, du nord au sud et dans les villages frontaliers (situation que vous ne garantissez pas de voir changer, du moins vous n’avez aucun pouvoir sur le cours des événements). Maintenant, qu’allez-vous faire ? Vous tourner les pouces en vous partageant la galette ? Qu’y aura-t-il de différent dans dix-huit mois ? Un miracle qui ramènerait la paix au Moyen-Orient et qui ferait de tous les protagonistes des anges de la concorde ? Au temps des princes et des princesses, on racontait que notre légendaire Geha avait prétendu que son âne allait un an plus tard devenir savant et se mettre à parler. Il le céda ainsi à l’émir contre une somme rondelette. Et quand il lui fut demandé comment il osait proférer de telles âneries, il répondit : « Dans un an l’un de nous trois aura disparu, moi, l’âne ou le prince... » À ce train-là, Messieurs, c’est seule la disparition de notre démocratie qui nous est garantie.
Messieurs nos représentants, les soi-disant garants de notre Constitution, de grâce rendez à notre démocratie un semblant de crédibilité. Vous vous êtes octroyé une prolongation, ô tellement inconstitutionnelle, de dix-huit mois ; vous aviez pour cela invoqué entre autres deux excuses : le manque de consensus pour une loi électorale qui serait équitable et agréée par tous (vous aviez eu pourtant quatre longues années pour y réfléchir) et le manque de stabilité sécuritaire, vu les événements sanglants en Syrie qui se répercutent dans maintes de nos régions, du nord au sud et dans les villages frontaliers (situation que vous ne garantissez pas de voir changer, du moins vous n’avez aucun pouvoir sur le cours des événements). Maintenant, qu’allez-vous faire ? Vous tourner les pouces en vous partageant la galette...
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