Le président de la République en compagnie de l’ancien ministre des Affaires étrangères Fouad Boutros. Photo Dalati et Nohra
Ayant contacté hier le procureur général près la Cour de cassation par intérim, le juge Samir Hamoud, ainsi que plusieurs responsables sécuritaires, le président Sleiman a clairement indiqué à ses interlocuteurs l’importance que les circonstances du drame soient rapidement élucidées, et que ses responsables, auteurs et instigateurs soient arrêtés. Le chef de l’État a insisté sur « la nécessité que les civils et parties du quartier, en particulier le Hezbollah et l’ambassade iranienne, facilitent la mission des services compétents et aident (...) à révéler tous les détails » autour de la mort du jeune homme. Pour le chef de l’État, l’aide du Hezbollah et de l’ambassade sera essentielle pour « empêcher de tels incidents de se reproduire ».
L’ambassadeur d’Iran Ghodanfar Rokn Abadi s’est d’ailleurs rendu hier à Baabda dans ce cadre.
Le dossier des réfugiés
Le président de la République a également reçu le ministre démissionnaire des Affaires sociales Waël Bou Faour, afin de passer en revue les activités des instances et organisations humanitaires et sociales qui travaillent sur le dossier des réfugiés syriens. Cet entretien a précédé d’ailleurs une réunion élargie du chef de l’État, en présence du ministre en question, et du ministre sortant des Affaires étrangères Adnane Mansour, avec les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne. La réunion a porté sur le plan envisagé par l’État pour la gestion du dossier, de plus en plus complexe, des réfugiés syriens au Liban.
Parmi les visiteurs de Baabda également l’ancien ministre Fouad Boutros, ainsi que Mona Hraoui, venue à la tête d’une délégation du comité du président Élias Hraoui convier le chef de l’État à la cérémonie de remise du prix du Élias Hraoui (le 3 juillet) qui sera décerné cette année à l’ancien ministre Michel Eddé.

