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Liban

« Toute bienveillance dans des affaires liées aux libertés publiques sera fatale au Liban », avertit Joumblatt

Le député Walid Joumblatt a vivement dénoncé dans son éditorial hebdomadaire au Anba’, organe du PSP, l’assassinat « barbare » du jeune cadre de l’Option libanaise, dimanche, et mis en garde contre les atteintes aux libertés publiques.
« Il est vrai que les divergences et les divisions politiques entre les Libanais sont devenues profondes, en raison des développements régionaux négatifs et de l’absence de toute forme de dialogue interne, mais cela ne doit en aucune façon occulter la légitimité de la protection de la pluralité politique, de la liberté d’expression et de la différence d’opinion, en concordance avec les anciennes traditions libanaises qui ont de tout temps distingué le Liban de son entourage où la pensée unique prévalait », a affirmé M. Joumblatt.


Il a stigmatisé l’assassinat du jeune Hachem Salman, lors de la manifestation pacifique organisée dimanche par l’Option libanaise devant l’ambassade d’Iran pour protester contre la participation du Hezbollah à la guerre en Syrie. « Non seulement l’agression commise était barbare, mais ce qui s’est passé devant l’ambassade d’Iran soulève une série de points d’interrogation quant à ses motivations et à ses objectifs », a-t-il dit, avant d’insister : « Il n’est pas permis de porter atteinte à la liberté de rassemblement et d’expression et d’essayer de faire taire l’autre parce que sa position ne correspond pas à celle de telle ou de telle autre partie », a poursuivi M. Joumblatt.


« Si les slogans de lutte contre Israël, qui est l’ennemi l’historique, n’ont pas entraîné une tentative d’étouffer des voix qui s’élevaient pour exprimer un point de vue différent, est-il possible que la guerre contre les takfiristes, qui soulève par ailleurs de nombreuses interrogations, puisse permettre d’atteindre cet objectif ? » s’est demandé M. Joumblatt.
Il a insisté sur la nécessité de « poursuivre l’enquête sur l’assassinat de Hachem Salman, tué après avoir été battu par des individus bien connus qui appartiennent soit à la garde révolutionnaire iranienne, soit à des parties qui gravitent dans leur orbite ». « Toute complaisance dans l’affaire des libertés publiques serait un coup fatal porté au système démocratique libanais, qui reste, en dépit de sa fragilité, le seul exutoire de liberté et de démocratie, à travers les rassemblements pacifiques et les manifestations », a averti le chef du PSP, en insistant sur le fait que les autorités se doivent d’identifier les coupables et déterminer leur nationalité.


Sur un autre plan, M. Joumblatt a rejeté certaines informations de presse sur un divorce entre le PSP et le courant du Futur, en précisant qu’elles sont infondées. « Nous sommes en contact permanent avec le courant du Futur et nous avons tenu des réunions de coordination avec M. Nader Hariri pour discuter de tous les sujets d’actualité », a-t-il affirmé, avant de saluer les prises de position de l’ancien Premier ministre, Saad Hariri, « en particulier celles relatives à la situation à Tripoli et à l’armée libanaise ». « Ces positions, a-t-il commenté, ont contribué à mettre un terme à la tension culminante qui prédominait dans la ville. Nous espérons que les médias feront preuve de précision avant de transmettre les informations au public. »


Sur un autre plan, dans une interview accordée au quotidien français Libération, M. Joumblatt a brossé un tableau très pessimiste de l’état des lieux et de l’avenir du Moyen-Orient, en se fondant sur ce qui se passe en Irak « où Nour el-Maliki n’est qu’une copie chiite de Saadam Hussein », et en Syrie « où les épurations ethniques sont à leur paroxysme ». « Les nouveaux massacres de sunnites sur le littoral alaouite ne sont qu’un prélude à des massacres plus terribles à Banias et plus tard à Lattaquié à l’heure où les “amis” de la Syrie hésitent toujours à armer l’opposant », a-t-il déploré.
Selon lui, la Syrie s’oriente vers une guerre civile ouverte qui risque de déboucher sur une division du pays en mini-États.

Le député Walid Joumblatt a vivement dénoncé dans son éditorial hebdomadaire au Anba’, organe du PSP, l’assassinat « barbare » du jeune cadre de l’Option libanaise, dimanche, et mis en garde contre les atteintes aux libertés publiques.« Il est vrai que les divergences et les divisions politiques entre les Libanais sont devenues profondes, en raison des développements régionaux négatifs et de l’absence de toute forme de dialogue interne, mais cela ne doit en aucune façon occulter la légitimité de la protection de la pluralité politique, de la liberté d’expression et de la différence d’opinion, en concordance avec les anciennes traditions libanaises qui ont de tout temps distingué le Liban de son entourage où la pensée unique prévalait », a affirmé M. Joumblatt.
Il a stigmatisé l’assassinat du...
commentaires (3)

L'affaire est close et Mr. Salman est mort et enterré. Il n'y aura pas de suite. Quand aux libertés dont il parle il est le premier a les avoir enterré lorsqu'il a accepté de s'allier au Hezbollah lui donnant le pouvoir en 2008. Il est aussi responsable de la mauvaise situation dans laquelle nous sommes que l'a été son père pendant les années '70. C'est incroyable combien ses êtres ont fait du mal a ce pays et toujours au nom du nationalisme. Ils ont pris toutes les fausses décisions possibles depuis l'indépendance a ce jours, et ont le culot de prétendre refaire la même chose si c’était le cas. Eh bien non cher Monsieur, nus ne voulons plus de pleutres ou de féodaux de votre espèce qui veulent donner des leçons de démocratie! Si la notre est en danger alors il faut agir en conséquence même s'il nous faut souffrir un peu au début. Non pas faire des ballons d'essais et se rétracter en changeant de camps!

Pierre Hadjigeorgiou

09 h 21, le 11 juin 2013

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Commentaires (3)

  • L'affaire est close et Mr. Salman est mort et enterré. Il n'y aura pas de suite. Quand aux libertés dont il parle il est le premier a les avoir enterré lorsqu'il a accepté de s'allier au Hezbollah lui donnant le pouvoir en 2008. Il est aussi responsable de la mauvaise situation dans laquelle nous sommes que l'a été son père pendant les années '70. C'est incroyable combien ses êtres ont fait du mal a ce pays et toujours au nom du nationalisme. Ils ont pris toutes les fausses décisions possibles depuis l'indépendance a ce jours, et ont le culot de prétendre refaire la même chose si c’était le cas. Eh bien non cher Monsieur, nus ne voulons plus de pleutres ou de féodaux de votre espèce qui veulent donner des leçons de démocratie! Si la notre est en danger alors il faut agir en conséquence même s'il nous faut souffrir un peu au début. Non pas faire des ballons d'essais et se rétracter en changeant de camps!

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 21, le 11 juin 2013

  • "Selon lui, la Syrie s’oriente vers une guerre civile ouverte qui risque de déboucher sur une division du pays en mini-États." : Ou, M. Indigène de la Palisse.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    07 h 48, le 11 juin 2013

  • Il n'y aura ni enquête ni arrestation, surtout si le coupable est nommé. C'est tout le Hezbollah qu'il faut arrêter et comme cela est impossible car voilà 20 ans que l'on rêve de démocratie, il ne nous reste plus qu'à nous éçraser et à la fermer pour toujours sous la dictature iranienne et bacharienne ou à équilibrer les forces pour que les tueurs du Hezbollah réfléchissent à deux fois avant de lancer le prochain programme d'assassinats sous l'approbation du général de la traîtrise, Aoun.

    Saleh Issal

    01 h 56, le 11 juin 2013

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