Il est incontestable que les demandes sont en diminution et que la dégradation de la situation dans plusieurs régions libanaises plombe le moral des entreprises et des ménages. L’attentisme de nombreuses personnes est légitime. Beaucoup n’osent pas prendre de décisions. L’absence de garanties sur l’avenir et le manque de confiance freinent également les investissements.
Toutefois, il est faux de croire que le marché est totalement à l’arrêt. Oui, il est pénalisé par la situation mais les dernières transactions et locations à Beyrouth prouvent que l’intérêt des promoteurs est encore intact et qu’il y a toujours des personnes à la recherche d’un appartement, d’un bureau, d’un restaurant ou d’une boutique. De plus, promise depuis des mois, la baisse des prix n’est pas encore d’actualité sauf dans des cas ponctuels, voire isolés.
Le marché foncier ne cesse de surprendre. Quelques ventes au cours des dernières semaines ont été observées. Les promoteurs sont toujours à l’affût des opportunités qui se présentent. Mais la prudence est d’actualité et personne n’est prêt dans le contexte actuel à payer le prix fort. Ainsi, les ventes ne pourront se faire uniquement sur la base d’une valeur cohérente. De ce fait, les propriétaires qui maintiennent des prix surcotés n’auront aucune chance de trouver actuellement un acheteur.
Sur le plan du secteur résidentiel, les promoteurs ne semblent pas encore flexibles sur leur prix. Ils essayent de maintenir leur tarif le plus longtemps possible malgré un ralentissement de la demande. Néanmoins, les opportunités sont parfois possibles sur le marché des reventes. Certains propriétaires sont pressés de vendre et sentent qu’ils ne pourront pas obtenir plus à court et moyen terme. Ayant peur d’une baisse des prix, ils ne veulent plus s’entêter à garder une valeur qui ne sera jamais atteinte.
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