Un char de l’armée est posté dans cette rue de Tripoli, dans le cadre du plan visant à faire régner le calme. La vie revient peu à peu dans la ville marquée par des semaines de combats, comme en attestent les murs criblés de balles.
À Tripoli, la vie a repris son cours doucement ce week-end, le trafic était presque normal. Le député Mohammad Kabbara s’est félicité du fait que les souks de Tripoli aient rouvert leurs portes et que l’armée se soit déployée dans la rue de Syrie (qui sépare les deux quartiers rivaux de Jabal Mohsen et Bab el-Tebbaneh), démantelant les barricades. Seule une bombe artisanale lancée hier matin à Bab el-Tebbaneh a brisé le calme précaire qui y régnait, après de brefs affrontements samedi soir entre pro et anti-régime syrien.
Pour sa part, le responsable médiatique du Parti démocratique arabe (alaouite, pro-Assad), Abdel Latif Saleh, a annoncé hier que l’armée poursuit l’application de son plan visant à rétablir le calme à Tripoli et à démanteler les barricades et les fortifications en dur dans le quartier alaouite de Jabal Mohsen. M. Saleh a ajouté dans ce contexte que son parti est engagé à soutenir la troupe et à coopérer avec elle.
Par ailleurs, une délégation du conseil civil de la ville de Tripoli a été reçue par le président de la République Michel Sleiman. Le conseil a affirmé avoir insisté auprès du président sur la nécessité « de donner des ordres clairs à l’armée en vue de trancher les combats ».
Rifi et « les complots... »
Sur un autre plan, le général Achraf Rifi a adressé un message au général Roger Salem, qui lui a succédé à la tête des FSI (par intérim), à l’occasion du 152e anniversaire de la création de cette institution. Dans son message, il estime le rôle des FSI crucial pour faire face « aux complots et aux tentatives de provoquer la discorde afin de déstabiliser le pays et de mettre sa population en danger ». Il a rappelé les nombreux sacrifices de cette institution et ses nombreux martyrs « pour combattre le terrorisme et faire régner la paix ».

