Les représentants du parti se sont ainsi évertués à expliquer les motifs de leur participation à la guerre en Syrie aux côtés des forces du régime syrien, en reprenant la même argumentation, celle de la « légitime défense face au complot israélo-américain contre la Résistance ».
À Kfarkila, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a ainsi considéré que « personne n’a le droit de parler de la Résistance, à l’exception de ses membres », en s’insurgeant contre « ceux qui ont opté pour l’humiliation et la reddition, en signant des accords de paix avec Israël ». « Nous faisons face aujourd’hui à un ennemi israélien qui a ouvert un nouveau front contre nous à travers les combattants takfiristes qu’il a introduits en Syrie », a-t-il dit, en ajoutant : « Nous ne défendons pas un régime et nous ne nous rendons pas responsables d’une transgression géographique. Nous ne faisons que préserver la présence de la Résistance et défendre ses projets et ses réalisations au Liban. »
M. Raad a rejeté les commentaires des détracteurs de sa formation qui accusent cette dernière de nuire au Liban en s’impliquant dans la guerre en Syrie. « Ce sont eux qui ont porté préjudice au Liban en retirant l’armée du nord du pays pour en faire une région hors la loi, et ce sont eux qui ont ébranlé la stabilité du Liban en finançant des groupes armés. Ils sont donc les derniers à pouvoir s’indigner », a-t-il fulminé en accusant ses détracteurs de « dire une chose et son contraire ». « On nous reproche de ne pas tenir compte de l’accord de Taëf alors qu’ils refusent d’appliquer ses clauses et principalement le maintien de relations privilégiées avec la Syrie », s’est-il indigné.
Lui faisant écho, le ministre démissionnaire de l’Agriculture, Hussein Hajj Hassan, a affirmé à Baalbeck que son parti « veut vaincre le projet des takfiristes au Liban » et qu’« en combattant ces gens, il barre la voie à la discorde », pendant que le vice-président du conseil exécutif du parti, cheikh Nabil Qaouk, s’en prenait violemment au 14 Mars, l’accusant « de s’être associé dès le départ à l’agression contre la Syrie, après avoir comploté contre la Résistance en juillet 2006 ». « Avec ses péchés, le 14 Mars a dépassé toutes les limites, le plus grave étant celui que le courant du Futur a commis en particulier, lorsqu’il a eu recours à la provocation confessionnelle pour essayer de cerner la Résistance ». « Tant que le 14 Mars mise sur la chute du régime syrien, le Liban restera en crise », a-t-il averti, pendant que le vice-secrétaire général du parti, cheikh Naïm Kassem, fulminait à Ouzaï contre le courant du Futur qui a pris le parti des « cannibales et des profanateurs de tombes », en allusion aux opposants syriens. Plus loin, dans le Hermel, le député Hussein Moussaoui expliquait que les combattants du Hezbollah en Syrie « s’efforcent de sauver la région du cancer israélien et de ses ramifications ».


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Drôle de contradiction...le Hezb se veut officiellement libanais et pour tous les Libanais... dunque tous les Libanais peuvent parler de la résistance...si on affirme que seule la résistance peut parler de la résistance,c'est dire qu'elle pas celle du Liban mais des seuls membres du Hezb les fameux achraf el ness...autoproclamés par ailleurs...M. Raad n'est pas très fin, il est vrai...mais là il fait preuve d'un manque de finesse extraordinaire, même pour lui...takhana ya3né...peut-être que HN devrait lui demander de parler un peu moins en ce moment...d'aller faire un tour en Syrie, peut-être...c'est vraiment tout le problème du Hezb...trouver une ligne vraiment libanaise...pour tous. Tiens, à mon avis, le ministre sortant de l'agriculture serait mieux placé...chaque Libanais peut parler de la résistance....si elle est vraiment Libanaise...à HN de trancher.
16 h 54, le 11 juin 2013