Réclamée à plusieurs reprises par des syndicats et certains partis politiques algériens, la nationalisation d’el-Hadjar, privatisé en 2001, n’est plus qu’une « affaire de jours », a annoncé samedi à l’AFP l’ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smain Kouadria. Un précontrat a été signé cette semaine entre Arcelor, qui détient 70 % des parts du complexe d’Annaba, et Sider, son partenaire public algérien, a assuré M. Kouadria, qui a participé à l’élaboration de la feuille de route. « Douze ans après sa privatisation, le complexe sidérurgique d’el-Hadjar fait toujours face aux conséquences du sous-investissement, de la dégradation des installations et équipements, de la fermeture des sites de production essentiels », constate Abdelatif Rebah, économiste. M. Kouadria renchérit : « C’est l’échec de la privatisation : aucun investissement, la réduction des effectifs et pas d’amélioration des conditions de travail. » Le complexe, propriété de l’État algérien, avait été racheté à 70 % en 2001 par l’indien Ispat, qui appartient au groupe Mittal.
« Lors de la signature de la privatisation le 18 octobre 2001, les effectifs étaient de 11 200 ; ils ne sont plus que 5 600 travailleurs », rappelle le syndicaliste devenu député. La feuille de route, dont l’AFP a obtenu une copie et qui devrait être bientôt présentée au Conseil de participation de l’État (CPE), prévoit que Sider injecte 100 millions de dollars au capital et ArcelorMittal 56 millions de dollars.
Un plan de développement sera financé par l’apport de 700 millions de dollars d’une banque publique sur la base d’un échéancier et en fonction de la réalisation du plan 2014/2017, selon cette feuille de route. Il y est précisé que le complexe devrait atteindre sa pleine capacité de production, 2,2 millions de tonnes d’acier, en 2017.
(Source : AFP)

