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Nos lecteurs ont la parole

Occidentaux, de grâce réveillez-vous !

Dr Charles KHALIFÉ
J’entends par Occidentaux : l’Amérique d’Obama-Kerry, l’Angleterre de Cameron-Hague et la France de Hollande-Fabius.
1. Vous assistez, impassibles, à la tragédie qui endeuille tout un pays et tout son peuple. Que tant de destructions transforment villes, bourgs et villages en décombres hallucinants, cela ne vous émeut pas le moins du monde.
2. Vous parlez avec vos soi-disant sympathisants, les révolutionnaires syriens, épris de liberté, de justice et de démocratie, et cela vous semble suffisant pour vous donner une conscience placide et sereine, alors que les 100 000 morts crient vengeance et que les millions de blessés, de réfugiés et de traumatisés sombrent dans l’isolement, dans la perdition et surtout dans l’indifférence où votre grand cœur les a abandonnés. Ce sont des Arabes, dites-vous, qu’importe, tant que ce ne sont pas nos citoyens.
3. De concertation en concertation et de réunion en réunion, mais toujours largement espacées (un an entre Genève 1 et Genève 2), la révolution en est à sa troisième année d’horreur, qu’importe ? Ils peuvent attendre, malgré l’hémorragie qui continue son funèbre et grandissant déferlement !
4. Vos atermoiements, messieurs les Occidentaux, font avec bonheur le jeu du despote syrien. D’une part, il se fait livrer, en toute hâte, un surplus d’armement de guerre que la Russie, opportuniste et sa complice dans ses ravages, trouve avantageux à exécuter ; d’autre part, devant la mort par dizaines de milliers de ses soldats, il a vite recours, à grande échelle, à ses alliés iraniens et hezbollahis. N’oublions surtout pas ses armes prohibées.
5. Assad, comme tout despote « non éclairé », s’est avéré être un égoïste des plus inquiétants, que rien n’arrête pour rester cramponné au pouvoir ; il brûlerait son pays dans sa totalité et anéantirait, s’il le faut, tout le peuple syrien pour s’y maintenir. Face à la folie de ce despote sanguinaire, messieurs les Occidentaux, votre conscience des plus grandes puissances de la terre devra vous inciter à prendre des mesures draconiennes immédiates : livrer au responsable militaire de la révolution, et à sa propre responsabilité, les armes nécessaires susceptibles de mettre fin au désastre de tout un pays, en le libérant enfin de son despote, déjà terni par l’histoire et maudit par tous les gens libres.
6. Une fois la révolution victorieuse, grâce à vous, Occidentaux, la Syrie reconnaissante vous tendra une main d’amitié durable. Et à coup sûr, ses nouveaux dirigeants écarteront à tout jamais, tant de sa politique que de ses entreprises, la Russie et l’Iran avec leurs affidés.

Dr Charles KHALIFÉ
Ancien professeur et conseiller à l’UL
J’entends par Occidentaux : l’Amérique d’Obama-Kerry, l’Angleterre de Cameron-Hague et la France de Hollande-Fabius.1. Vous assistez, impassibles, à la tragédie qui endeuille tout un pays et tout son peuple. Que tant de destructions transforment villes, bourgs et villages en décombres hallucinants, cela ne vous émeut pas le moins du monde.2. Vous parlez avec vos soi-disant sympathisants, les révolutionnaires syriens, épris de liberté, de justice et de démocratie, et cela vous semble suffisant pour vous donner une conscience placide et sereine, alors que les 100 000 morts crient vengeance et que les millions de blessés, de réfugiés et de traumatisés sombrent dans l’isolement, dans la perdition et surtout dans l’indifférence où votre grand cœur les a abandonnés. Ce sont des Arabes, dites-vous, qu’importe,...
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