Rechercher
Rechercher

Liban

Geagea exhorte Sleiman et Salam à ne plus faire cas du Hezbollah

Samir Geagea en compagnie d’une délégation du village de Cana.  Photo Aldo Ayoub

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a appelé hier le chef de l’État, Michel Sleiman, et le Premier ministre désigné, Tammam Salam, à ne plus faire cas des demandes du Hezbollah et à former « un gouvernement au service de l’intérêt du Liban ».
« Nous sommes face à deux uniques options, il n’y en a pas d’autres : ou bien nous continuons à faire preuve de complaisance à l’égard du Hezbollah et de ses actions, et cela ruinera le Liban, ou bien nous agissons conformément à notre vision de l’intérêt supérieur libanais », a déclaré M. Geagea dans une interview à l’agence al-Markaziya.
« Cela fait huit ans qu’il y a un dialogue entre ces deux options, mais en vain. Le Hezbollah échappe désormais totalement au contrôle libanais et il croit parfaitement dans ce qu’il fait. Par conséquent, notre devoir est de reconstituer nos institutions constitutionnelles, à commencer par un gouvernement de salut au service de l’intérêt du Liban », a-t-il ajouté.
Il a invité le chef de l’État et le Premier ministre désigné à mettre sur pied un cabinet « neutre » afin de « tenter sérieusement de sauver le pays ». « C’est une chose qu’il est possible de faire », a-t-il dit.
Et de poursuivre : « Les États ne peuvent pas être édifiés sur des souhaits, mais sur des positions fermes et des combats éthiques et moraux. Le Hezbollah ne parviendra certes jamais à soumettre tout le peuple libanais, mais il revient au reste des Libanais de faire preuve de courage et de dire tout haut ce qu’ils pensent sans complaisance. »
Interrogé sur le recours en invalidation de la loi de prorogation de la législature, il a affirmé que les FL « se conformeront à toute décision émanant du Conseil constitutionnel, sans réserve et sans commentaire ». Il a néanmoins souligné que « le choix était entre la prorogation et la loi de 1960 ». Or sur ce point, « je ne comprends pas comment le CPL, qui prononce depuis quatre ans l’oraison funèbre de la loi de 1960, qu’il a considérée comme la pire de l’histoire du Liban et qualifiée de “loi criminelle à l’égard des chrétiens”, veut à présent que les élections se déroulent sur la base de cette loi », a ajouté M. Geagea.
Concédant qu’il n’y a pas à ce stade de « force majeure » justifiant techniquement la prorogation, il a toutefois estimé que la situation sécuritaire dans le pays était « exceptionnelle ». « Je ne crois pas que ce soit le Hezbollah qui suscite ces tensions afin de saboter les élections », a-t-il noté, faisant valoir que le dérapage sécuritaire est dû à « la participation déclarée et à grande échelle » du Hezb dans la guerre en Syrie.
« Tout le monde sait que les sunnites sont avec l’opposition (syrienne) et les chiites avec le régime, mais il s’agissait de simples prises de position. La situation ne s’est dégradée au Liban que lorsque l’intervention militaire du Hezbollah est devenue claire. »
« Il y a une seule solution si l’on ne veut pas que la situation se détériore davantage : il faut que le président de la République et le Premier ministre désigné tapent du poing sur la table. Faute de quoi, le pays irait vers le chaos devant leurs yeux », a conclu le chef des FL.
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a appelé hier le chef de l’État, Michel Sleiman, et le Premier ministre désigné, Tammam Salam, à ne plus faire cas des demandes du Hezbollah et à former « un gouvernement au service de l’intérêt du Liban ».« Nous sommes face à deux uniques options, il n’y en a pas d’autres : ou bien nous continuons à faire preuve de complaisance à l’égard du Hezbollah et de ses actions, et cela ruinera le Liban, ou bien nous agissons conformément à notre vision de l’intérêt supérieur libanais », a déclaré M. Geagea dans une interview à l’agence al-Markaziya.« Cela fait huit ans qu’il y a un dialogue entre ces deux options, mais en vain. Le Hezbollah échappe désormais totalement au contrôle libanais et il croit parfaitement dans ce qu’il fait. Par conséquent,...
commentaires (3)

Laissez tomber Samîr yâ Hakîm ; ça ne sert à RIEN ! Suivez malgré TOUT votre Droit Chemin éhhh Libanais et laissez dire....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

05 h 18, le 06 juin 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Laissez tomber Samîr yâ Hakîm ; ça ne sert à RIEN ! Suivez malgré TOUT votre Droit Chemin éhhh Libanais et laissez dire....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    05 h 18, le 06 juin 2013

  • HAKIM, RESTONS DANS LE DOMAINE DU RÉEL !

    SAKR LOUBNAN

    08 h 47, le 05 juin 2013

  • Clair, Net, Précis ; et mettant évidemment le doigt sur la Vraie plaie qu'est ce hézébbballâhlàh avec son positionnement Viscéralement Anti-sunnisme !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    03 h 36, le 05 juin 2013

Retour en haut