Le secrétariat général du 14 Mars a tenu sa réunion extraordinaire, hier à Tripoli.
Le secrétariat général a tenu sa réunion en présence des députés de Tripoli et du Liban-Nord. Étaient présents à cette réunion, notamment, les députés Samir el-Jisr, Khaled Daher, Samer Saadé, Mohammad Kabbara, Kassem Abdel Aziz, Fady Karam, Kazem Kheir, Badr Wannous, Khoder Habib, Mouïne Merhebi, l’ancien député Farès Souhaid, coordinateur du secrétariat général du 14 Mars, l’ancien député Moustapha Allouch, ainsi que MM. Sassine Sassine, Chaker Salamé, Youssef Douaihy, Nawfal Daou, Walid Fakhreddine, Élie Mahfoud, Wehbé Katicha, Raymond Maalouf et Bahjat Salamé.
À l’issue de la réunion, M. Farès Souhaid a donné lecture du communiqué suivant : « En 2007, les terroristes relevant du régime syrien ont mené pendant trois mois la guerre de Nahr el-Bared afin de provoquer la chute de l’État libanais, tirant leur force de la ligne rouge que le sayyed du Hezbollah (Hassan Nasrallah) avait tracée face à l’armée libanaise (se prononçant contre l’entrée de la troupe à Nahr el-Bared). Le 25 mai, ce même sayyed du parti a sonné le glas de l’État libanais et de toutes ses institutions constitutionnelles. Il a fait main basse sur la légalité et a proclamé en toute franchise que son parti est l’État véritable, mandaté par le waliy el-faqih pour mener toutes les batailles, partout, de manière à abolir le vivre-ensemble et ancrer les factions libanaises au projet suicidaire des minorités, conduit par le waliy des minorités reclus en Iran et dont les tentacules s’étendent au littoral de la Méditerranée. Lors de cette même occasion, Nasrallah a désigné “l’acquis de la libération” par le terme “acquis de la communauté”, transformant ainsi la Résistance en une milice ambulante pour défendre les lieux saints (chiites), où qu’ils soient, et pour combattre un prétendu “terrorisme sunnite”, où qu’il soit. »
Et le communiqué du 14 Mars de poursuivre : « Nasrallah ne s’est pas empêché d’inviter les Libanais à s’entre-tuer en territoire syrien afin d’éviter au Liban une guerre civile. Pas moins que ça... De même qu’il a évoqué, à sa façon, à l’intention de l’administration américaine, l’éventualité d’une alliance irano-américaine contre le terrorisme dans le monde. C’est d’ailleurs ce qu’a proposé en toute franchise aux États-Unis, il y a quelques jours, le représentant de l’Iran aux Nations unies. Cette même proposition avait été faite par le président syrien, feu Hafez el-Assad. »
Le 14 Mars a par ailleurs souligné qu’« entre la guerre de Nahr el-Bared et les combats à Qousseir, Jabal Mohsen et Bab el-Tebbané, l’effusion de sang et les épreuves à Tripoli n’ont pas cessé du fait des manigances menées par les chambres obscures conjointes relevant des régimes iranien et syrien ». « En 2007, poursuit le communiqué, le complot des régimes syrien et iranien a fait chou blanc lorsque l’armée avait affirmé qu’il ne saurait y avoir de lignes rouges lorsqu’il est question de souveraineté de l’État. L’OLP avait également affirmé que le Fateh el-Islam n’avait rien à voir avec la Palestine, ni de près ni de loin. Les musulmans du Liban et les habitants du Nord avaient en outre souligné que cette bande (Fateh el-Islam) était étrangère à l’islam et aux musulmans. »
Commentant la situation à Tripoli, le 14 Mars a rejeté toute ligne rouge qui serait imposée à l’État et à l’armée dans leur tâche visant à assurer la sécurité et la stabilité au Nord. « La remise sur pied de l’État est une question de vie ou de mort pour l’État et pour nous tous, ajoute le communiqué. Ce serait un grave péché de se tenir à l’écart de ce qui se passe (à Tripoli). Il faut mettre un terme à ce crime (les affrontements) et se livrer à un désarmement total. »
Le 14 Mars a appuyé en outre « les requêtes des députés de Tripoli qui ont réclamé que le parquet agisse immédiatement pour lancer un mandat d’arrêt contre l’un des suppôts du régime assadiste qui est apparu dans les médias locaux et internationaux pour menacer de bombarder la ville de Tripoli et de s’en prendre à ses habitants ». « Comme il l’avait fait pour le dossier de Fateh el-Islam sous la conduite de Chaker Absi, le pouvoir judiciaire, souligne le communiqué, doit mettre un terme immédiatement à la présence de la bande armée qui occupe Baal Mohsen. »
En conclusion, le 14 Mars a souligné qu’une « cellule de crise » avait été formée, « conjointement avec les députés de Tripoli » afin de suivre le problème de l’aide d’urgence qui devrait être accordée aux habitants de Tripoli.


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le 14 mars ,ce n'est pas mieux, ils vont chercher les ordres en arabie saoudite, ils font beaucoup d'appels téléphoniques et d'aller-retour le Liban va devenir une province saoudienne ?
10 h 53, le 30 mai 2013