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Économie - Investissements

Rencontre entre le RDCL et le gouverneur de la BDL

Le président du RDCL, Fouad Zmokhol, avec le gouverneur de la BDL, Riad Salamé. Photo ANI

Le Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprise libanais (RDCL), présidé par Fouad Zmokhol, s’est réuni hier avec le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé.
« Cette rencontre revêt une importance considérable car M. Salamé a réussi, au cours des vingt dernières années, à assurer une gestion exemplaire de la politique monétaire du pays, en protégeant l’économie des crises internationales, régionales et locales », a souligné M. Zmokhol au cours de la rencontre. « Les chefs d’entreprise sont en effet fiers de cette politique monétaire qui favorise l’investissement et stimule la croissance, contrairement à la politique fiscale – presque inexistante – qui tend à faire fuir les investisseurs au lieu de les attirer par certains appâts économiques et financiers avantageux », a-t-il ajouté. Ainsi, le président du RDCL s’est dit ravi de « l’effet positif de l’injection de 1,5 milliard de dollars sur le marché libanais », il y a quelques mois, qui « a boosté la croissance du pays ».
Par ailleurs, les participants ont passé en revue la dette du secteur privé « qui a atteint sa limite par rapport à la taille du PIB ». Selon les membres du conseil d’administration du RDCL, « il est donc crucial d’aider le secteur privé, non seulement à rééchelonner sa dette en attendant le passage de la crise économique, mais surtout à restructurer ses crédits à travers des apports de fonds ou des investissements extérieurs ».
Le projet du « Partenariat public-privé (PPP) » était également au centre des discussions. M. Zmokhol a insisté sur le fait qu’il était « crucial de le finaliser urgemment », le considérant comme « l’unique espoir pour rebâtir nos infrastructures ». Il a ainsi sollicité le support de la BDL, « afin que les banques d’investissements deviennent des intermédiaires et puissent assurer des investisseurs potentiels ou même être elles-mêmes partenaires dans le grand projet de reconstruction ».
Les membres du conseil ont également insisté sur l’importance de maintenir les prêts bonifiés/subventionnés par l’État aux secteurs productifs. « Ces mesures ont donné des résultats encourageants (investissement, création d’emplois, croissance...) et ont permis à l’État un retour sur investissement non négligeable (taxe sur le revenu, TVA sur les achats et import, investissement...) », a souligné le président du RDCL. M. Zmokhol a par la suite demandé au gouverneur de la BDL la possibilité d’élargir ces prêts subventionnés afin qu’ils puissent englober les besoins en fonds de roulement des entreprises libanaises. « Celles-ci passent par une phase de stagnation difficile et ce soutien pourrait les aider à couvrir leurs frais de fonctionnement en attendant le passage de la “tempête”. »
Enfin, le dernier point abordé concerne les mesures prises par le Trésor américain concernant le blanchiment de capitaux. Le président du RDCL a insisté sur « la transparence et le professionnalisme du système bancaire, pilier central de notre économie locale », ainsi que sur le rôle de contrôle et régulateur de la Banque centrale. « Les chefs d’entreprise libanais sont engagés dans la lutte contre le blanchiment d’argent et contre toute pratique financière frauduleuse et il est de leur devoir de respecter toutes les sanctions internationales et d’assurer le meilleur contrôle possible à tous les niveaux pour maintenir et augmenter les échanges commerciaux à travers le monde », a conclu M. Zmokhol.
Le Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprise libanais (RDCL), présidé par Fouad Zmokhol, s’est réuni hier avec le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé.« Cette rencontre revêt une importance considérable car M. Salamé a réussi, au cours des vingt dernières années, à assurer une gestion exemplaire de la politique monétaire du pays, en protégeant l’économie des crises internationales, régionales et locales », a souligné M. Zmokhol au cours de la rencontre. « Les chefs d’entreprise sont en effet fiers de cette politique monétaire qui favorise l’investissement et stimule la croissance, contrairement à la politique fiscale – presque inexistante – qui tend à faire fuir les investisseurs au lieu de les attirer par certains appâts économiques et financiers avantageux », a-t-il...
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