Le Heat doute et s’incline pour la deuxième fois face aux Pacers (2-2). À l’instar de « King » James qui se voyait déjà en route pour défendre son titre face aux Spurs de Parker, Miami s’enlise dans cette finale de Conférence Est face à une surprenante équipe d’Indiana qui prolonge le suspense et fait surtout planer le doute chez les champions en titre. Brent Smith/Reuters
L’outsider de la Conférence Est s’est bien ressaisi de la gifle (114-96) reçue lors du Game III à Miami avec rien moins de 70 points inscrits par le Heat lors des deux premiers quarts-temps.
Avec 23 points et 12 rebonds du centre Roy Hibbert, les Pacers ont égalisé dans la nuit de mardi à hier au terme d’une quatrième confrontation serrée, marquée par de multiples rebondissements au tableau d’affichage et quelques décisions d’arbitrage contestées.
Côté Miami, LeBron James a maintenu son rendement en inscrivant 24 points mais a été contraint de sortir à moins d’une minute du terme, impitoyablement sanctionné d’une sixième faute.
Si Mario Chalmers (20 pts) et Dwyane Wade (16 pts) ont suivi le rythme de LeBron James, le Heat a en revanche globalement souffert de l’agressivité retrouvée des Pacers en défense, à l’image d’un Chris Bosch (7 pts) moins prolifique et touché à une cheville.
« Les gars ont relevé le défi. Notre défense a retrouvé son niveau. On a mal joué (en Floride) et on a su faire les ajustements », s’est réjoui l’entraîneur des Pacers, Frank Vogel.
Autre satisfaction pour Indiana, Lance Stephenson (20 pts) et George Hill (19 pts) ont su pallier l’inefficacité de Paul George, qui s’est contenté de 12 points.
« On s’enorgueillit de bien finir nos matches et là, nous n’avons pas su le faire », a de son côté regretté l’entraîneur du Heat, Erik Spoelstra, qui aurait préféré avoir le luxe de pouvoir gérer ses forces avant une éventuelle explication au sommet avec les Spurs de Tony Parker, de retour en finale pour la première fois depuis 2007.


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