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Liban

Fatfat : Ce que Hitler a subi à Stalingrad, le nouvel envahisseur le subira à Qousseir

Député courant du Futur de Denniyé, Ahmad Fatfat a effectué hier un tour d’horizon « essentiel en ces circonstances » de la situation sur les plans local et régional avec le métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, s’arrêtant notamment sur la mort « immonde » des trois soldats à Ersal et sur l’impasse politique qui bloque le pays.
« Que la troupe soit déployée à Ersal est une très bonne chose, mais l’on se demande pourquoi il n’en est pas de même dans la zone allant de Hermel à Qousseir ? Là il peut être tout aussi efficace et protéger les Libanais, les empêcher de tomber dans le volcan, surtout après que l’un d’eux ait jugé qu’il est non seulement permis, mais souhaitable, que les Libanais s’entre-tuent en Syrie », a-t-il jugé, dans une allusion claire aux derniers propos du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
« Honnêtement, nous nous dirigeons vers une nouvelle étape politique : nous sommes absolument dans l’incapacité de tenir des élections le 16 juin et il semble bien que le mandat de la Chambre va être prorogé. Même si nous restons convaincus que cette prorogation, qui doit être courte, doit s’accompagner du vote d’une nouvelle loi électorale », a-t-il ajouté.
Pressé d’expliquer pourquoi il a, dans cette option, fait acte de candidature, M. Fatfat a argué, et à raison, que « tous l’ont fait. Reconnaissons-le : nous n’avons pas confiance les uns en les autres ; les factions politiques se méfient grandement les unes des autres... Ces dépôts de candidatures ressortent de la prudence pure et ce qui s’est passé tout récemment en Conseil des ministres incite à davantage de prudence », a-t-il renchéri, assurant ne comprendre « que » la position du chef de l’État, Michel Sleiman. « Ce dernier a le même avis depuis le début. Quant aux autres pôles politiques, c’est sans commentaire : ceux qui vouaient hier la loi de 1960 aux gémonies insistent aujourd’hui pour qu’elle régisse les législatives. Cela est incompréhensible et l’opinion publique devrait sanctionner cela », a-t-il affirmé.
Enfin, interrogé sur le point de savoir si la prorogation du mandat de la Chambre sera flanquée d’une prorogation du mandat présidentiel, Ahmad Fatfat a rappelé que Michel Sleiman a été « très clair » en se prononçant contre toute forme de prorogation. « Je ne pense pas que cela soit sur le tapis. Nous vivons une crise politique et sécuritaire dangereuse ; des parties bien précises ont fait en sorte que ce malheur arrive en intervenant à Qousseir et en transformant la ville en Stalingrad... Ce que Hitler a subi à Stalingrad en Russie, le nouvel envahisseur (NDLR : le Hezbollah) va le subir à Qousseir », a-t-il conclu.
Député courant du Futur de Denniyé, Ahmad Fatfat a effectué hier un tour d’horizon « essentiel en ces circonstances » de la situation sur les plans local et régional avec le métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, s’arrêtant notamment sur la mort « immonde » des trois soldats à Ersal et sur l’impasse politique qui bloque le pays.« Que la troupe soit déployée à Ersal...
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