Le couple soudanais et leur petite fille.
Dans un communiqué, le CLDH explique que la petite fille « Lamis, 4 ans, de père soudanais et de mère somalienne, n’a pas de nationalité et ne bénéficie pas de statut légal au Liban ». Dans les années 90, le papa, Mohammad, 41 ans, s’est réfugié au Liban fuyant la situation au Soudan. « Il a été plusieurs fois arrêté pour entrée illégale et en reste traumatisé, note le communiqué. La maman, Gigi, 30 ans, est orpheline. Elle s’est enfuie de la Somalie alors qu’elle était enfant. Au Liban, elle a été victime d’esclavage. »
« Lamis n’est ni somalienne ni soudanaise, simplement apatride », souligne l’ONG, affirmant que la petite fille « ne pourra jamais vivre légalement au Liban », puisque la loi ne le permet pas. Par conséquent, « si aucune solution n’est trouvée, c’est l’avenir de Lamis qui est en jeu », d’autant qu’elle ne peut pas suivre des études et risque d’être arrêtée parce qu’elle n’a pas de papiers.
L’ONG affirme que « la seule solution pour Lamis c’est que le UNHCR œuvre à la réinstaller dans un autre pays ». « À ce jour, aucun pays n’a encore accepté la candidature de la famille », précise le CLDH, soulignant que le couple, désespéré, « a entamé une grève de la faim jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée, au moins pour leur fille ». « Le couple est même prêt à se séparer de sa fille si on réussit à la réinstaller dans un pays qui respectera ses droits », ajoute le CLDH. Et de conclure qu’il « héberge la famille dans ses locaux, non seulement en guise de soutien à son mouvement de protestation, mais également pour lui épargner de nouvelles violations de ses droits ».
« Les réfugiés qui manifestent devant l’UNHCR sont régulièrement arrêtés. Nous préférons que leur mouvement de protestation se déroule en toute sécurité dans nos locaux », déclare dans ce cadre Wadih al-Asmar, secrétaire général du CLDH.


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ne ne pouvont plus accepter tout les misères du monde, nous sommes nous même en crise comment accepter que l'était verse des millions pour l'étranger, alors que chez nous des familles vivent dans des lieux insalubres, des gens vivent dans la rue, et fouillent dans les poubelles, mais c'est vrais ces gens là ne votent pas, ils ne comptent pas
12 h 49, le 29 mai 2013