Au Liban, un écrivain et professeur de littérature mis en accusation par une ancienne étudiante. Photo d'illustration/AFP
Une sordide affaire agite depuis quelques jours les milieux universitaire et littéraire libanais. Relayée par les médias sociaux, l'affaire commence à prendre une certaine ampleur.
La polémique a débuté mardi quand Alexandra Chreiteh, une ancienne étudiante de Rachid el-Deif, publie sur Internet, via sa page Facebook notamment, une sorte de poster portant une photo de l’écrivain et professeur de littérature libanais assortie de la mention "violeur". Dans un court texte, il est écrit que M. Deif a "violé et manipulé" son étudiante à la Lebanese University of Beirut (LAU) pendant quatre ans, alors que la jeune femme n'avait que 19 ans. L'écrivain est également accusé d'avoir séquestré la jeune femme, aujourd'hui étudiante à Yale.
D’abord silencieux, l’auteur, entre autres, de "Fais voir tes jambes, Leïla" et "Qu'elle aille au diable, Meryl Streep !", a finalement décidé de répondre via les réseaux sociaux mais également par la voie judiciaire.
Dans une longue lettre publiée en trois langues (anglais, français et arabe), l’écrivain rejette en bloc toutes les accusations portées contre lui par la jeune femme à qui il souligne avoir consacré beaucoup de temps car il était convaincu "par son talent et son intelligence". Il ajoute que depuis son départ du Liban, il y a quatre ans, Alexandra Chreiteh l’appelle tous les jours pour lui parler de ses problèmes et lui demander conseil.
Il assure enfin avoir gardé une copie de leurs échanges mail, annonce avoir "donné mandat à un avocat pour porter plainte pour harcèlement et atteinte à la réputation", et se demande pourquoi la jeune femme "travestit la vérité".
L’ONG libanaise Nasawiya, qui défend les droits des femmes, a, de son côté, décidé de s’investir dans cette affaire. Via sa page Facebook - l'affaire résonant décidément beaucoup sur les réseaux sociaux - l'ONG annonce avoir recueilli auprès d'Alexandra Chreiteh les détails de l’agression dont elle accuse Rachid el-Deif. Nasawiya annonce son intention de soutenir la jeune Libanaise d'un point de vue logistique et émotionnel, et d'explorer les possibles recours légaux. L'ONG indique que l'étudiante a décidé de s'exprimer via Facebook car elle "savait qu'une action en justice n'aiderait probablement pas, en raison des lois inadéquates sur le viol et d'un système légal qui désavantage systématiquement les femmes" au Liban. De fait, la jeune femme n'a pas porté plainte.
La polémique a débuté mardi quand Alexandra Chreiteh, une ancienne étudiante de Rachid el-Deif, publie sur Internet, via sa page Facebook notamment, une sorte de poster portant une photo de l’écrivain et professeur de littérature libanais assortie de la mention "violeur". Dans un court texte, il est écrit que M. Deif a "violé et manipulé" son étudiante à la Lebanese University of Beirut (LAU) pendant quatre ans, alors que la jeune femme n'avait que 19 ans. L'écrivain est également accusé d'avoir séquestré la jeune femme, aujourd'hui étudiante à Yale.
D’abord silencieux, l’auteur, entre autres, de "Fais voir tes jambes, Leïla"...


Faut se méfier Face book a deux faces...
16 h 43, le 22 mai 2013