Le président Sleiman recevant le ministre italien de la Défense à Baabda.
M. Mauro, qui était accompagné de l’ambassadeur d’Italie Giuseppe Morabito, a beaucoup insisté sur l’appui de son pays au Liban et à son indépendance, en un temps d’instabilité régionale due à la crise syrienne. Il a souligné, à l’issue de sa réunion avec M. Mikati, qu’il n’y avait aucun plan d’aide actuel à l’intention de l’armée libanaise, mais que « le débat est en cours, dans le cadre d’un accord qui existe déjà avec l’armée ». Interrogé sur la position de son pays vis-à-vis de la crise syrienne, il s’est résolument prononcé pour « une solution politique ».
Par ailleurs, en réponse à une question, il a indiqué que « les effectifs du contingent italien de la Finul ne seront pas diminués ». Il a précisé qu’il ne se rendrait pas au Sud en raison de sa participation au Conseil des ministres à Rome aujourd’hui, ce qui l’a obligé à écourter sa visite au Liban d’un jour.
Le soutien de la France
Un autre responsable européen, Jean-François Giroux, chargé d’affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au ministère français des Affaires étrangères, était également en visite au Liban hier. Ses entrevues avec les différents responsables, notamment le président de la République, le Premier ministre démissionnaire et le Premier ministre désigné, ont porté sur les inquiétudes de la France en rapport avec les possibles répercussions de la crise syrienne au Liban, surtout en ce qui concerne l’afflux de réfugiés et sur les craintes d’un vide institutionnel en cas de report des élections.
M. Giroux a insisté, à l’issue de ses entretiens, sur la nécessité d’un grand effort pour aider le Liban à gérer l’afflux de centaines de milliers de réfugiés syriens. Il s’est dit également « porteur d’un message qui appuie la continuité des institutions au Liban et le respect des délais constitutionnels, émanant d’un souci essentiel qui est celui de la stabilité et de l’indépendance du Liban, dans le respect de la déclaration de Baabda ».


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