Rechercher
Rechercher

Liban - Élections

Boustany et Skaff en lice dimanche pour la présidence de l’ordre des médecins

Préférences personnelles et allégeance politique trancheront ce dimanche entre deux principaux candidats à la tête de l’ordre et pour le renouvellement du bureau.
Des élections syndicales pour le renouvellement de la moitié du bureau de l’ordre des médecins (8 membres sur 16) et l’élection d’un nouveau président sont prévues ce dimanche, à Beyrouth. En lice pour la présidence de l’ordre, deux médecins et quelques indépendants. Les deux candidats sérieux sont Antoine Boustany et Ghassan Skaff. L’un est professeur de psychiatrie, l’autre neurochirurgien.
La bataille de dimanche sera politisée, le Dr Boustany étant appuyé par les courants situés dans la mouvance du 8 Mars et son rival s’inscrivant dans l’orbite du 14 Mars. Le parti Kataëb, d’ailleurs, a apporté son appui au Dr Georges Yared, qui se présente comme candidat au conseil de l’ordre sur la liste du Dr Skaff.
Dans le communiqué annonçant cette candidature, le parti Kataëb demande à ses adhérents de déposer dans l’urne la liste complète en tête de laquelle figure Ghassan Skaff.
Sur 12 000 médecins inscrits, 7 500 figurent sur les listes des votants. Le renouvellement des 8 membres sortants du conseil de l’ordre aura lieu l’avant-midi, et l’élection d’un nouveau président l’après-midi. Le Dr Skaff est déjà membre du conseil de l’ordre et brigue sa présidence. Par contre, le Dr Boustany devra être élu aux deux tours de scrutin. Le mandat du président de l’ordre des médecins est de 3 ans.

Politisation à outrance
À quelques jours du scrutin, le Pr Boustany a déploré, dans un entretien accordé à L’Orient-Le Jour, la politisation à outrance des élections à l’ordre des médecins, estimant légitime l’engagement politique, mais refusant que cet engagement « hypothèque » la liberté d’action et de jugement du médecin. Une opinion partagée par le Dr Skaff.
Le Pr Boustany, dont la candidature est appuyée par le président de l’ordre sortant, reproche à certains membres du conseil de l’ordre sortant d’avoir fait prévaloir leurs opinions politiques sur les intérêts des médecins, en faisant obstruction aux décisions les plus constructives du Dr Aboucharaf, notamment en bloquant l’adoption de la prescription médicale unifiée, pour l’empêcher de s’en attribuer le crédit.
Pourtant, ajoute le Pr Boustany, les réalisations du mandat Aboucharaf sont dignes d’intérêt, puisque, pour prendre un exemple, des pourcentages sur le prix de vente des médicaments et l’équipement médical sont venus substantiellement enrichir les sources de financement de la Caisse des médecins, ce qui a notamment permis de relever à 1 000 000 de LL par mois le montant du salaire de retraite du médecin.
En face, on reproche au Dr Aboucharaf d’avoir manqué d’expérience et de transparence, et pris des décisions unilatérales, sans en référer au conseil de l’ordre. On lui attribue aussi des « maladresses » dans les rapports entre les médias et l’ordre des médecins, dans des affaires d’erreurs médicales présumées, ou à la faveur d’émissions télévisées animées par des « justiciers » au jugement souvent hâtif et approximatif.

Face à la jungle médiatique
On voit mal cependant comment d’autres médecins se seraient mieux tirés d’affaire dans la jungle médiatique actuelle. On se rappelle aussi les très fermes prises de position du Dr Aboucharaf aux côtés de médecins hâtivement accablés par des médias. Mais quel est le moyen de réparer une réputation injustement ternie une fois que le mal est fait ?
Une exception d’accaparement a été soulevée contre le Dr Skaff par ses opposants, qui estiment qu’un neurochirurgien est trop absorbé par ses patients pour pouvoir s’occuper adéquatement des affaires de l’ordre. À quoi l’intéressé répond qu’à ce critère-là, la moitié des médecins du Liban serait écartée d’office de toute occupation syndicale. Et le Dr Skaff d’ajouter qu’au contraire, il est nécessaire de faire parvenir des personnes qui ont réussi dans leur domaine à des postes de responsabilité, qu’ils sont plus à même d’assumer que d’autres.
Tout compte fait, ce sont sans doute les préférences personnelles, les allégeances politiques et peut-être des considérations personnelles d’éthique professionnelle qui trancheront ce dimanche. Les intérêts des médecins sont en effet assez bien définis (Caisse de retraite, assurance-maladie, immunité du médecin), pour que les deux candidats en présence les défendent aussi farouchement l’un que l’autre.

F. N.
Des élections syndicales pour le renouvellement de la moitié du bureau de l’ordre des médecins (8 membres sur 16) et l’élection d’un nouveau président sont prévues ce dimanche, à Beyrouth. En lice pour la présidence de l’ordre, deux médecins et quelques indépendants. Les deux candidats sérieux sont Antoine Boustany et Ghassan Skaff. L’un est professeur de psychiatrie, l’autre neurochirurgien. La bataille de dimanche sera politisée, le Dr Boustany étant appuyé par les courants situés dans la mouvance du 8 Mars et son rival s’inscrivant dans l’orbite du 14 Mars. Le parti Kataëb, d’ailleurs, a apporté son appui au Dr Georges Yared, qui se présente comme candidat au conseil de l’ordre sur la liste du Dr Skaff.Dans le communiqué annonçant cette candidature, le parti Kataëb demande à ses adhérents de...
commentaires (1)

Pourvu qu ils restent des médecins et qu ils dégringolent pas en politiciens minables et pitoyables....

CBG

12 h 31, le 17 mai 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Pourvu qu ils restent des médecins et qu ils dégringolent pas en politiciens minables et pitoyables....

    CBG

    12 h 31, le 17 mai 2013

Retour en haut