On a oublié nos martyrs
Presque un siècle après, les Libanais ont presque oublié la fête nationale des Martyrs. Le 6 mai 1916, le gouverneur ottoman Djemal Pacha ordonna la pendaison de six nationalistes pour mater l’insurrection à la place du Borj. Pour commémorer cette exécution, le général français Henri Gouraud proposa d’appeler le lieu « place des Martyrs ». En 1632, l’émir Fakhreddine fit restaurer cette place déserte connue sous le nom Borj, ou tour, et édifia un palais entouré de jardins somptueux (ce palais fut malheureusement détruit en 1881). Au début du XIXe siècle, des canons qui protégeaient la ville étaient disposés au pied de la tour el-Kachaf. Aujourd’hui, et comme si l’histoire se répétait, la place est de nouveau déserte. Le citoyen se demande pourquoi on n’assiste plus à des cérémonies officielles. Certains disent que la guerre de 1975-1990, quand des miliciens se sont entre-tués, a davantage marqué l’histoire contemporaine du Liban. D’autres confirment que le manque d’unanimité autour d’un livre unique d’hstoire du Liban en est la cause. Et c’est ainsi, quelles que soient les raisons, que les Libanais prouvent à quel point ils peuvent être oublieux. Triste.
Antoine SABBAGHA
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Phéniciens, mais...
D’après une découverte scientifique récente, 1 habitant sur 17 du pourtour méditerranéen aurait des gènes phéniciens. L’enquête réalisée par le professeur Zaloua ne porterait-elle pas sur les traits culturels que ces habitants auraient hérités de nos ancêtres : l’esprit d’ouverture sur les autres et le don pour la communication interculturelle des inventeurs de l’alphabet ? Ou l’absence d’unité de leurs cités-États ?
Ibrahim TABET

