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Sport - Cyclisme

De Zandouka à Jezzine : la « Mega Ride du printemps » de Bike Generation

Ils s’étaient gavés de pâte et de viande la veille et couchés de bonne heure. Eux, ce sont les participants de la « Mega Ride du printemps » de Bike Generation. Pas moins de 102 km de routes sinueuses dont la bagatelle de 2 745 m de grimpe. Des chiffres dignes d’une étape du Tour de France.
Les 25 cyclistes, sur de magnifiques vélos en carbone, Specialized pour la plupart, dont 4 représentantes du sexe dit faible incluant la championne la plus titrée à l’international de l’histoire du cyclisme libanais, Lina Rahmé el-Hage, peinent à contenir l’émotion du moment, au moment du départ de Zandouka. Certains cachant mal la peur d’être lâchés par leurs forces avant de rallier Jezzine.
Ils sont accompagnés de 2 véhicules d’assistance dont une voiture-balai. On ne badine pas avec la sécurité chez Bike Generation. Premier arrêt-ravitaillement à Falougha, 865 m d’ascension. Hormis une crevaison ou deux, pas de couacs à ce stade. Ambiance toujours bon enfant mais les choses sérieuses commencent à Maasser el-Chouf, quelque trois heures plus tard. Là, les visages commencent à se crisper, les jambes souffrent, quelques grimaces se dessinent sur les visages. Nous sommes déjà à plus de 1 500 m de dénivelé positif.
Mais le plus dur reste à faire. Le mont Barouk dont le sommet est perché 750 m plus haut... On s’alimente, on s’hydrate, on se congratule et on part à l’assaut du Barouk. 8 km d’un col à plus de 9 %, atteignant 16 % par moments. Là, silence radio, les cyclistes ont « la tête dans le guidon », on s’observe, on se jauge. Les plus frais atteignent le sommet en moins de 40 minutes. Mais les autres ne sont pas loin. La forme physique de nos cyclistes est encore montée d’un cran ou deux. Retour à Maasser, Jezzine est encore à plus de 30 km et 350 m de grimpe. Les crampes commencent à se faire sentir. Mais il faut tenir pour éviter la honte suprême d’embarquer dans la voiture-balai. Enfin après plus de 6 heures de pédalage, c’est l’arrivée, la délivrance. Les jambes endolories arrivent à peine à monter les marches qui mènent à l’hôtel. Mais ce n’est pas fini. Après une nuit de sommeil réparateur, nos cyclistes s’élancent sur des VTT (acheminés de Beyrouth par bus) dans la forêt de Bkassine, une réserve naturelle d’une beauté saisissante.
Un parcours pour VTTistes avertis qui allie sensations fortes et recours aux biceps pour porter les vélos sur des chemins escarpés et vierges. Tout un programme. Vers 13 heures, la boucle est bouclée.
Nos cyclistes se sont dépassés, ils ont donné tout ce qu’ils avaient. L’ambiance est désormais à la fête. Ces hommes et ces femmes ne sont pas près d’oublier cette randonnée épique, qui constitue à tous les coups le franchissement d’une nouvelle étape de leur vie de cycliste.
Ils s’étaient gavés de pâte et de viande la veille et couchés de bonne heure. Eux, ce sont les participants de la « Mega Ride du printemps » de Bike Generation. Pas moins de 102 km de routes sinueuses dont la bagatelle de 2 745 m de grimpe. Des chiffres dignes d’une étape du Tour de France.Les 25 cyclistes, sur de magnifiques vélos en carbone, Specialized pour la plupart, dont 4 représentantes du sexe dit faible incluant la championne la plus titrée à l’international de l’histoire du cyclisme libanais, Lina Rahmé el-Hage, peinent à contenir l’émotion du moment, au moment du départ de Zandouka. Certains cachant mal la peur d’être lâchés par leurs forces avant de rallier Jezzine.Ils sont accompagnés de 2 véhicules d’assistance dont une voiture-balai. On ne badine pas avec la sécurité chez Bike...
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