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Liban

L’Unesco définit les critères de réhabilitation de la route de Wadi Qannoubine

La vallée sainte à Bécharré fait depuis longtemps l’objet de tiraillements entre les habitants de la vallée, qui veulent effectuer des travaux, et les défenseurs du patrimoine, soutenus par l’Unesco, qui craignent la défiguration de ce site placé sur la liste du patrimoine mondial. Récemment, le patriarche maronite Béchara Raï (la vallée est la propriété du patriarcat) a demandé, suite à une série de visites dans la vallée, une étude sur la possibilité de réhabiliter la route agricole qui mène du village vers le fond de la vallée. Hier, le bureau de l’Unesco à Beyrouth a répondu à la demande du patriarcat, en approuvant le principe de réhabilitation de la route « suivant des critères techniques qui respectent les caractéristiques du site, et qui font l’équilibre entre la préservation du patrimoine culturel unique qu’il représente et les nécessités de profiter de cette richesse ».
Le rapport, qui a été élaboré à la demande du patriarche, est basé sur une étude globale d’aménagement qui vise à faire de Wadi Qannoubine « un village modèle de vie spirituelle et de tourisme religieux ». Voici ce que suggère le rapport pour la réhabilitation de la route agricole : la construction de deux passages en pierre, d’une largeur d’un demi-mètre chacun, sur les deux côtés de la route, fixés par de la chaux et du ciment sur une profondeur de vingt centimètres ; la route, elle, reste en terre, avec une largeur de deux mètres et demi à quatre mètres. Le rapport a par ailleurs approuvé une idée suggérée dans l’étude, et qui vise à créer un passage jusqu’aux environs du couvent de Qannoubine, vers l’arrière de l’édifice, du côté du sanctuaire de Sainte-Marina, à l’endroit où se trouvent les cimetières des patriarches. Enfin, le rapport insiste pour que la réhabilitation de la route lui confère un aspect de sentier montagnard traditionnel, et non celui d’une route au sens moderne du terme.

 

Pour mémoire

L’église Notre-Dame de Qannoubine, fleuron de la Vallée sainte

La vallée sainte à Bécharré fait depuis longtemps l’objet de tiraillements entre les habitants de la vallée, qui veulent effectuer des travaux, et les défenseurs du patrimoine, soutenus par l’Unesco, qui craignent la défiguration de ce site placé sur la liste du patrimoine mondial. Récemment, le patriarche maronite Béchara Raï (la vallée est la propriété du patriarcat) a...
commentaires (6)

Y A T IL DES CORROMPUS A L UNESCO AUSSI? CETTE VALLEE N'EST PAS UNE VALEUR MARCHANDE, au diable tout ceux qui osent y toucher ou la défigurer !!

CBG

10 h 40, le 12 mai 2013

Tous les commentaires

Commentaires (6)

  • Y A T IL DES CORROMPUS A L UNESCO AUSSI? CETTE VALLEE N'EST PAS UNE VALEUR MARCHANDE, au diable tout ceux qui osent y toucher ou la défigurer !!

    CBG

    10 h 40, le 12 mai 2013

  • IL ÉTAIT TEMPS !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 31, le 11 mai 2013

  • TOUCHEZ PAS A MA VALLÉE ! TOUCHEZ PAS A MON CANYON ! MALHEUREUSEMENT DÉJÀ ASSEZ DÉFIGURÉ !

    SAKR LOUBNAN

    14 h 18, le 11 mai 2013

  • Additif à mon commentaire précédent. Hier, j'ai vu arriver à Qannoubine, un homme qui n'avait pas hésité à parcourir, à l'aide de béquilles, le chemin depuis la centrale de Mar Lichaa. Devant cet exemple et celui du patriarche Sfeir qui, à 90 ans, effectuait encore à pied le chemin de Dimane à Qannoubine pour y célébrer la messe de l'Assomption, on se dit que toute personne, quel que soit son âge, munie de deux jambes en état de fonctionner peut marcher sur les quelques centaines de mètres qui restent à parcourir, une fois dépassé le terminus des navettes. Par ailleurs, l'article ne précise pas à qui ces routes seront destinées. Peut-on espérer (rêver?) qu'elles seront – comme cela se fait ailleurs sur maint site touristique – interdites à tout véhicule à moteur et réservées à des navettes tirées par des chevaux ou des ânes.

    Yves Prevost

    13 h 09, le 11 mai 2013

  • Ridicule,inutile et suspect...et pourquoi pas un mac Donald et une annexe du Skypétassebar tant qu'on y est?

    GEDEON Christian

    11 h 01, le 11 mai 2013

  • J'avoue ne pas comprendre l'utilité de ce " passage jusqu’aux environs du couvent de Qannoubine, vers l’arrière de l’édifice, du côté du sanctuaire de Sainte-Marina". En effet, toute personne qui veut venir à Qannoubine doit être capable de marcher à pied sur quelques centaines de mètres, sinon, qu'elle reste à Beyrouth! Quant au transport de matériel, il existe suffisamment d'ânes ou de mulets pour cela. Je regrette vraiment que l'UNESCO ait accepté ce projet qui va contribuer à défigurer le site.

    Yves Prevost

    06 h 29, le 11 mai 2013

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