Une (très) ancienne photo du collège de Nazareth à Beyrouth.
Afin de briser ce cercle vicieux, et en l’absence d’une politique de l’État dans ce domaine, des initiatives privées sont entreprises çà et là afin d’alléger, autant que faire se peut, les charges supportées par les parents, et de financer le développement de l’infrastructure qui doit accompagner, et compléter, l’enseignement scolaire en tant que tel. Certains établissements, comme le Collège Notre-Dame de Jamhour et les Frères des écoles chrétiennes, à titre d’exemple, ont mis en place une mutuelle gérée et financée par les anciens des établissements en question afin d’accorder chaque année un certain nombre de bourses scolaires aux élèves (d’aucuns s’interrogent à ce propos, soit dit en passant, sur les raisons pour lesquelles les ligues à caractère communautaire, telles que les Ligues maronite, grecque-catholique, grecque-orthodoxe, etc. ne suivent pas ce même exemple en lançant un système analogue de mutuelle scolaire...).
Quant au financement du développement de l’infrastructure scolaire, il est le plus souvent assuré par des donateurs privés ou par des activités socioculturelles variées.
Certains établissements scolaires organisent en effet annuellement des activités diverses qui permettent d’engendrer des revenus investis dans le développement et la modernisation de l’infrastructure scolaire et parascolaire. Tel est le cas, entre autres, du Collège Notre-Dame de Nazareth. Traditionnellement, le dîner annuel du comité des parents permettait de financer un projet ponctuel prévoyant la modernisation de l’équipement ou du matériel du collège. Cette année, une initiative à caractère artistique a été lancée par « le comité de soutien des écoles de Nazareth » qui organise un récital de haut niveau donné – gracieusement – par Magida el-Roumy.
Placé sous le patronage du nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, ce récital – ayant pour thème « un hommage à la Vierge Marie » – aura lieu le 22 mai, à 21 heures, en l’église Notre-Dame de la Médaille miraculeuse d’Achrafieh. Les recettes seront entièrement versées à des projets de développement dans les deux établissements de Nazareth, à Achrafieh, et à Kfarzeina. Le projet de Beyrouth, notamment, prévoit l’aménagement d’un centre à caractère culturel appelé à organiser des activités destinées aux élèves, surtout, mais aussi aux enseignants, aux anciens et aux parents.
Le récital de Magida el-Roumy couvrira une partie du financement, l’autre partie devant être assurée par des sponsors et des donations, l’objectif étant de créer un environnement intellectuel adéquat dans le cadre du collège et de permettre « la sauvegarde et la rénovation du patrimoine de Nazareth, et ce au service de la pérennité de l’éducation et de la culture au Liban », comme le souligne sœur Magida Fheili, représentante officielle des religieuses de Nazareth au Liban. En clair, l’enjeu est de développer et de booster ce qui a fait au fil des ans la spécificité, et la force, du Liban dans son milieu régional.
Pour les réservations au récital du 22 mai ou pour toute information supplémentaire, il est possible de contacter Mme Josiane Makzoumé au 03/702528 ou Mme Samia Makhlouf au 01/327150-1 ext : 100, ou de consulter le
site www.ndn.edu.lb


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