M. Fletcher a pris la parole au cours d’une causerie organisée par le centre Issam Farès, sur le thème « Les priorités de la Grande-Bretagne au Liban et la gestion des retombées de la guerre syrienne ». Soulignant, notamment, la nécessité de préserver « le modèle libanais de diversité et de tenir le Liban à l’écart des retombées du conflit en Syrie », l’ambassadeur britannique a mis l’accent sur le rôle crucial de l’armée libanaise au niveau de la « préservation de la stabilité » sur la scène locale. « La crise syrienne, a relevé dans ce cadre M. Fletcher, a pris une tournure sectaire et cela a pour conséquence d’approfondir le clivage entre les composantes de la société libanaise. Par voie de conséquence, la classe politique libanaise doit faire preuve de souplesse. »
L’ambassadeur de Grande-Bretagne a d’autre part estimé que « les développements au Liban pourraient déboucher sur un Taëf 2, les Iraniens se substituant dans ce cas aux Syriens qui avaient parrainé la première conférence de Taëf qui était fondée sur une “équation américano-saoudo-syrienne” ». « Mais il est préférable que les Libanais parviennent eux-mêmes à un nouvel accord », a souligné sur ce plan M. Fletcher qui a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de sauvegarder « la diversité religieuse au Liban, car si le modèle de coexistence religieuse ne réussit pas au Liban, il ne réussira pas alors à Paris ou à Londres ».
Et M. Fletcher d’ajouter, en évoquant la situation dans la région, que les accords de Sykes-Picot ont été le fruit d’une « conjoncture historique précise ». « Si les développements débouchent sur une situation analogue, a déclaré l’ambassadeur de G-B, les parties prenantes à la nouvelle équation ne seront plus les Britanniques et les Français, comme par le passé, mais plutôt les Russes et les Américains. »
De son côté, M. Amr Moussa – qui a été reçu hier soir par le leader du PSP, Walid Joumblatt – a donné dans la localité de Deddé une conférence au cours de laquelle il a prôné la mise en place d’un « nouvel ordre arabe qui ne soit pas replié sur lui-même mais ouvert plutôt sur le monde et son environnement ». Mettant l’accent sur la nécessité de « redéfinir les relations avec l’Iran, Israël, la Turquie et les pays africains », M. Moussa a souligné qu’« il est temps que les courants religieux se remettent en question, qu’ils révisent leurs calculs et repensent leur projet qu’ils doivent ancrer au XXIe siècle et à la réalité contemporaine, de manière à comprendre l’aspiration des gens à avoir une vie meilleure ».


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Exclamations : NOUVEAU TAËF ( TABRIZ ? ) IRANIEN ! POURQUOI PAS ?
19 h 02, le 10 mai 2013