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Syrie : L’Iran veut empêcher Israël de recommencer...

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a affirmé hier à Damas qu’il fallait dorénavant empêcher Israël d’agir à sa guise, a rapporté la télévision syrienne. « Le temps est venu de dissuader l’occupant israélien de mener de telles agressions contre les peuples de la région », a ainsi déclaré M. Salehi qui a été reçu par le président Bachar el-Assad, tout en soulignant que « l’Iran se tient aux côtés de la Syrie face aux agressions israéliennes, dont l’objectif est de porter atteinte à la sécurité de la région et d’affaiblir l’axe de la résistance ».
Pour sa part, le président Assad a affirmé que le peuple syrien et son armée « sont en train d’obtenir d’importants résultats dans le combat contre le terrorisme et les groupes takfiris (extrémistes musulmans), et sont capables d’affronter les opérations aventureuses israéliennes qui sont l’une des formes du terrorisme qui vise la Syrie. L’agression israélienne montre au grand jour le niveau d’implication d’Israël et des pays régionaux et occidentaux qui le soutiennent dans les évènements qui se déroulent en Syrie ».
Lors d’une conférence de presse avec son homologue iranien, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, a assuré que « cela fait deux ans que nous subissons une guerre. Nous n’avons pas peur et nous ne nous tairons pas face à l’agression », a-t-il martelé.
À Amman, le chef de la diplomatie iranienne avait réitéré l’appel de son pays à un dialogue entre le régime et l’opposition « pacifique », dans l’optique de la formation d’un gouvernement de transition en Syrie. « Nous avons conseillé au gouvernement syrien de s’asseoir avec l’opposition mais pas avec al-Nosra », avait ajouté M. Salehi, en référence au groupe jihadiste très actif sur le terrain et qui a fait acte d’allégeance au chef d’el-Qaëda, Ayman al-Zawahiri. « En cas de vide du pouvoir en Syrie, que Dieu nous en préserve, ces conséquences négatives affecteront tous les pays. (...) Personne ne sait ce qui arriverait », a en outre déclaré Ali Akbar Salehi.
Le ministre iranien, qui s’exprimait en présence de son homologue jordanien Nasser Djoudeh, a accusé les voisins de la Syrie de fermer les yeux sur le trafic d’armes à destination des rebelles sunnites qui sont, selon lui, dirigés par des membres d’el-Qaëda.

Kerry à Moscou
Dans le même temps, John Kerry a tenté hier à Moscou de convaincre Vladimir Poutine que la Russie avait tout intérêt à œuvrer avec les États-Unis à la recherche d’une solution au conflit en Syrie pour éviter une déstabilisation de l’ensemble de la région et une propagation de l’extrémisme islamiste. Les efforts du secrétaire d’État américain ne semblent guère avoir porté auprès du président russe, qui a fait attendre son hôte trois heures avant de le recevoir au Kremlin, s’est amusé avec un stylo tandis que John Kerry s’exprimait et n’a même pas mentionné la Syrie dans sa propre intervention.
« Les États-Unis pensent que nous partageons des intérêts très importants sur la Syrie, notamment la stabilité dans la région et le fait de ne pas avoir d’extrémistes qui créent des problèmes dans la région et ailleurs », a déclaré John Kerry, ajoutant que « nos deux pays ont entériné une approche commune par le biais du communiqué de Genève et mon espoir est donc qu’aujourd’hui, nous soyons capables d’avancer un peu sur cette voie pour voir si nous pouvons parvenir à un terrain d’entente ».
La Syrie est l’un des nombreux sujets de friction entre les États-Unis et la Russie, dont les relations bilatérales ont rarement été aussi tendues depuis la fin de la guerre froide. Plus tard, M. Kerry a rencontré son homologue, Sergueï Lavrov, ce dernier indiquant en fin de soirée que la Russie et les États-Unis « s’étaient mis d’accord pour que leurs pays encouragent le gouvernement syrien et les groupes d’opposition à trouver une solution politique » au conflit. La Russie et les États-Unis se sont aussi accordés sur la nécessité de tenter d’organiser « au plus vite » une conférence internationale sur la Syrie, si possible ce mois-ci, a ajouté M. Lavrov au cours d’une conférence de presse commune.
Juste après, le président américain Barack Obama a défendu la stratégie adoptée par son gouvernement dans le dossier du conflit syrien, mais reconnu qu’il n’existait pas de « réponses faciles » face à cette crise.
Enfin, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé lui aussi les raids israéliens visant la Syrie, les qualifiant d’« inacceptables ». « Aucun prétexte, aucune excuse, ne peut justifier cette opération », a-t-il ainsi déclaré lors d’un discours au Parlement, demandant aux Nations unies d’agir pour mettre fin aux attaques. M. Erdogan a estimé que les raids aériens d’Israël « présentent sur un plateau d’or des atouts, des opportunités au régime illégal de Bachar el-Assad » pour rester au pouvoir malgré la guerre civile qui règne dans le pays.
Critiquant une nouvelle fois l’inaction de la communauté internationale et plus particulièrement celle des Nations unies face à la crise syrienne, M. Erdogan a exhorté le Conseil de sécurité à agir contre « les massacres » commis par le régime syrien des populations civiles.

(Sources : agences)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a affirmé hier à Damas qu’il fallait dorénavant empêcher Israël d’agir à sa guise, a rapporté la télévision syrienne. « Le temps est venu de dissuader l’occupant israélien de mener de telles agressions contre les peuples de la région », a ainsi déclaré M. Salehi qui a été reçu par le président Bachar...

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