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Liban

Le sort des otages libanais en Syrie tributaire de celui des prisonnières du régime

Après plusieurs mois de paralysie, le transport terrestre entre le Liban et la Syrie a repris hier à travers le poste-frontière de Masnaa. Photo Danielle Khayat

Les familles des otages libanais chiites, enlevés depuis bientôt un an en Syrie, ont affirmé qu’elles poursuivront leurs manifestations et qu’elles intensifieront leurs actions jusqu’à la libération des leurs. Ces parents ont donc observé un nouveau sit-in devant les locaux de la Turkish Airlines et du Centre culturel turc au centre-ville de Beyrouth, où elles ont été rejointes par des ouvriers syriens.
Samedi, les neuf otages sont apparus sur une vidéo diffusée par deux chaînes de télévision arabes. Ils se sont présentés nommément, assurant qu’ils étaient en bonne santé. Dans cette vidéo, qui serait datée du 30 avril 2013, ils ont réitéré et soutenu la demande de leurs ravisseurs consistant à libérer un nombre de Syriennes injustement détenues par les autorités de Damas en échange de leur libération.
Au lendemain de la diffusion de la vidéo, le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Marwan Charbel, a affirmé lundi qu’il s’agissait d’« une initiative positive » des ravisseurs. « Nous nous attendons à recevoir la liste des noms des prisonnières détenues par le régime syrien dans les prochaines 48 heures », a-t-il déclaré au journal panarabe Asharq al-Awsat.
Dans le même cadre, le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, devrait se rendre incessamment à Damas pour discuter du sort des prisonnières . Des sources citées par la chaîne télévisée LBC ont démenti que le général Ibrahim se soit déjà rendu en Syrie.
Par ailleurs, la rencontre que devaient avoir hier les familles des neuf otages avec le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Adnane Mansour, a été ajournée à aujourd’hui, « à la demande des parents ». « Nous avons souhaité attendre que la liste des noms envoyée par les ravisseurs aux autorités libanaises soit plus précise », a expliqué Adham Zogheib, le fils d’un des otages.
De son côté, le bureau de presse de M. Mansour a démenti les rumeurs selon lesquelles le ministre démissionnaire aurait refusé de recevoir les familles des pèlerins. Dans un communiqué, le bureau de presse a précisé que la réunion a été ajournée à aujourd’hui, Mansour ayant pris auparavant des engagements.
L’ambassadeur de Turquie, Inan Ozyildiz, a pour sa part affirmé à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati, que « les efforts se poursuivent pour résoudre le dossier des neuf otages libanais à Aazaz ».

L’aide de l’UE aux réfugiés syriens
En outre, dans le cadre de la crise syrienne, la Commission européenne a adopté hier une décision pour l’octroi d’une enveloppe financière de 30 millions d’euros au Liban, portant ainsi à plus de 93 millions d’euros le montant total de l’aide offerte par l’UE. Sur cette somme, 5 millions d’euros seront affectés à l’aide aux réfugiés palestiniens fuyant la Syrie, a précisé un communiqué de la Délégation de la Commission européenne au Liban.
Le dossier des réfugiés syriens et les moyens de renforcer l’aide suisse ont également été au centre des discussions qu’a eues le ministre démissionnaire des Affaires sociales, Waël Bou Faour, avec l’ambassadrice de Suisse, Ruth Flint, et le responsable des aides humanitaires à la Direction du développement et de la coopération au ministère suisse des Affaires étrangères, Manuel Basler.
De son côté, le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Marwan Charbel, a présidé hier une réunion de la cellule sécuritaire chargée du dossier des réfugiés syriens.
Il est à signaler enfin qu’après plusieurs mois de paralysie, le transport terrestre entre le Liban et la Syrie a repris hier à travers le poste-frontière de Masnaa.
Les familles des otages libanais chiites, enlevés depuis bientôt un an en Syrie, ont affirmé qu’elles poursuivront leurs manifestations et qu’elles intensifieront leurs actions jusqu’à la libération des leurs. Ces parents ont donc observé un nouveau sit-in devant les locaux de la Turkish Airlines et du Centre culturel turc au centre-ville de Beyrouth, où elles ont été rejointes par des ouvriers syriens.Samedi, les neuf otages sont apparus sur une vidéo diffusée par deux chaînes de télévision arabes. Ils se sont présentés nommément, assurant qu’ils étaient en bonne santé. Dans cette vidéo, qui serait datée du 30 avril 2013, ils ont réitéré et soutenu la demande de leurs ravisseurs consistant à libérer un nombre de Syriennes injustement détenues par les autorités de Damas en échange de leur...
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