Le PM désigné a reçu hier l’ambassadrice du Canada. Photo Dalati et Nohra
Hier, il a reçu en sa résidence de Mousseitbé une délégation du 8 Mars, comprenant les députés Hagop Pakradounian et Ali Kanso, les ministres démissionnaires Gebran Bassil, Ali Hassan Khalil et Marwan Kheireddine, ainsi que hajj Hussein Khalil, adjoint politique du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah.
Les entretiens ont porté sur le dossier gouvernemental, mais aucun des hôtes de M. Salam n’a fait de déclarations à la presse en sortant de Mousseitbé.
Selon des sources bien informées interrogées par L’Orient-Le Jour, le résultat de ces entretiens reste « totalement négatif », même si les portes sont loin d’être encore claquées. Le 8 Mars a insisté sur le poids et le volume de sa représentativité au sein du futur cabinet Salam : il exige ainsi 9 ministres sur 24, soit le tiers de blocage, et considérerait la formule des 8-8-8 avec un ministre-roi. Le PM désigné a catégoriquement refusé, rappelant que c’est « son » gouvernement qu’il entend former et non un Conseil représentatif...
En attendant, ce sont des députés du 14 Mars qui ont relevé que le chef du gouvernement désigné en est toujours à discuter avec le 8 Mars de la répartition des portefeuilles ministériels. Accusant ce camp de « pratiquer le blocage », le député Ammar Houry a indiqué dans une déclaration à la radio que celui-ci « place haut la barre de ses revendications de portefeuilles ministériels parce qu’il est persuadé que le nouveau gouvernement est appelé à rester longtemps en place ».
Son collègue Amine
Wehbé a complété cette idée en affirmant également dans une déclaration à la radio que les conditions du 8 Mars « ne correspondent pas à la volonté de Tammam Salam de mettre en place un gouvernement capable de rassurer les Libanais ». Il a invité ce camp à « faire primer l’intérêt national sur ses propres intérêts sectaires et partisans ».
Mais selon le ministre démissionnaire du Travail, Sélim Jreissati (courant aouniste), le problème se pose au niveau du Premier ministre désigné. Selon lui, M. Salam « aurait dû mettre à profit le vaste consensus autour de lui, en gardant le silence et en s’employant à faire représenter les blocs parlementaires, en fonction de leur poids respectif, au sein de son équipe, quelle que soit sa mission en ces temps critiques que traverse le Liban ». Plus explicite, il a indiqué que le Premier ministre désigné aurait dû éviter « certaines idées conflictuelles, comme la rotation au niveau des portefeuilles ministériels ».


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Tout bouge lentement comme si rien ne presse pour former un nouveau gouvernement . Bizarre . Antoine Sabbagha
16 h 17, le 02 mai 2013