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Liban

Depuis le Brésil, Raï demande « au nom de l’humanité » la libération des évêques Yazigi et Ibrahim

À l’ombre d’un cèdre, devant l’église maronite de Montevideo (Uruguay).

Après l’Argentine et l’Uruguay, le patriarche maronite Béchara Raï est arrivé hier au Brésil, l’une des étapes majeures de sa visite pastorale en Amérique latine, compte tenu de l’importance numérique des Brésiliens d’origine libanaise. Avec l’Argentine, le Brésil est en effet le seul des pays visités à avoir un diocèse. Le patriarche a entamé sa visite du Brésil par la ville de Porto Allegre, où il a été accueilli par l’évêque Edgard Madi.
De l’aéroport, le patriarche s’est directement rendu à Notre-Dame du Liban, où il a célébré une messe à laquelle s’est associée la communauté Emmaüs, fondée au Brésil dans les années 70.
Sensible, avec toutes les Églises catholiques d’Orient (voir encadré) à l’épreuve qui touche les deux communautés grec-orthodoxe et syriaque-orthodoxe, Mgr Raï a lancé de la cathédrale un appel à la libération des deux évêques Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, enlevés en Syrie par des combattants jihadistes. Des contacts sont pris avec diverses forces sur le terrain, et surtout avec l’Armée de libération syrienne, pour obtenir leur libération, selon des informations fiables obtenues à Beyrouth. La multiplicité des forces présentes sur le terrain, qui contrôlent des portions de territoire syrien variables en importance, rend cependant délicat le processus qui peut conduire à leur remise en liberté.
Pour sa part, le patriarche Raï a demandé hier leur remise en liberté « au nom de l’humanité, de ses droits et de sa dignité », en cette saison liturgique où les Églises orthodoxes commémorent le souvenir de la Passion du Christ et de sa Résurrection.
« Il ne fait pas de doute que les deux évêques unissent leur angoisse et leurs souffrances à celles du Christ au moment de sa Passion, a affirmé le patriarche, et nous savons que les souffrances de la croix sont une source de rédemption. »
« Mais, a-t-il ajouté, que leurs ravisseurs sachent que leurs otages se tiennent à l’écart de tout parti pris politique et sont d’ardents apôtres de la paix ». Et le chef de l’Église maronite de lancer un vibrant appel à la communauté arabe et internationale, pour qu’aucun effort ne soit épargné en vue de mettre fin au conflit en cours.
Après la messe, le patriarche Raï s’est rendu au Club libanais où il a été accueilli par des tonnerres d’applaudissements. Il a félicité la foule heureuse de le voir et de l’accueillir, pour sa parfaite intégration dans la société brésilienne, et lui a demandé d’être le témoin et l’ambassadeur des valeurs chrétiennes venues d’une région qui est le berceau du christianisme, même si elle a tout oublié du parler libanais. « Notre rôle, a-t-il dit, est de faire en sorte que vous reteniez vos traditions et vos valeurs, pour en enrichir la société brésilienne. Notre diversité est une source de richesse. »

L’Uruguay
Le matin même, avant de quitter l’Uruguay, où il avait passé trois jours, Béchara Raï s’était inopinément rendu auprès de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Fouad Naffah, et de son épouse, en séjour dans une maison de repos de Montevideo. Une rencontre extrêmement émouvante au cours de laquelle M. Naffah a exprimé sa volonté de passer ses vieux jours au Liban.
Du reste, toute la visite du patriarche en Uruguay semble avoir été marquée de la plus vive émotion, en particulier sa rencontre pleine de nostalgie, samedi, avec l’association libanaise à Montevideo.
Devant ses hôtes émus aux larmes, en particulier devant plusieurs centaines d’Uruguayens originaire de Derbeechtar, Koura, Zghorta et Batroun, le patriarche a remercié le chargé d’affaires du Liban Jimmy Doueyhi, pour l’accueil qui lui était réservé, saluant en outre le P. Boutros Torbey, supérieur général de l’ordre mariamite, pour le soin que prend cet ordre, depuis 90 ans, à maintenir vivant le lien de la colonie libanaise avec la mère patrie. Le patriarche a annoncé qu’il allait demander à l’ordre mariamite de renforcer sa présence en Uruguay, où les descendants de Libanais sont désormais au nombre de 100 000 personnes.
Après l’Argentine et l’Uruguay, le patriarche maronite Béchara Raï est arrivé hier au Brésil, l’une des étapes majeures de sa visite pastorale en Amérique latine, compte tenu de l’importance numérique des Brésiliens d’origine libanaise. Avec l’Argentine, le Brésil est en effet le seul des pays visités à avoir un diocèse. Le patriarche a entamé sa visite du Brésil par la ville de Porto Allegre, où il a été accueilli par l’évêque Edgard Madi. De l’aéroport, le patriarche s’est directement rendu à Notre-Dame du Liban, où il a célébré une messe à laquelle s’est associée la communauté Emmaüs, fondée au Brésil dans les années 70. Sensible, avec toutes les Églises catholiques d’Orient (voir encadré) à l’épreuve qui touche les deux communautés grec-orthodoxe et syriaque-orthodoxe, Mgr...
commentaires (6)

CORRECTION ! Merci : "....à contrario des "autres" 8 Malsains..."

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 38, le 01 mai 2013

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Commentaires (6)

  • CORRECTION ! Merci : "....à contrario des "autres" 8 Malsains..."

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 38, le 01 mai 2013

  • Etait-ce le temps pour le TOURISME ? et pour chaque deux Maronites au Liban il y a TROIS CAPITAINES... Au retour, le Patriarche risque de trouver QUATRE CAPITAINES... Le Berger est responsable de ses BREBIS GALEUSES...

    SAKR LOUBNAN

    15 h 45, le 30 avril 2013

  • Blablablabla....

    Antoine-Serge Karamaoun

    15 h 19, le 30 avril 2013

  • J'ai fait une découverte aujourd'hui...y a des champignons très hallucinogènes en Belgique...

    GEDEON Christian

    14 h 29, le 30 avril 2013

  • Beaucoup d'estime et de respect a Monseigneur Rai qui se coupe en quatre pour faire regner la paix au Liban...

    Michele Aoun

    12 h 09, le 30 avril 2013

  • POUR rendre compte de l’effet que fait cette contrée crevassée campagnardisée surtout aux Sains libanais du Mahjar-étranger, on se contentera de citer ce que disent à son propos ces mêmes Sains libanais bons à être fréquentés car, Eux au moins sont Civilisés. Et comme quoi ils étaient tombés sous le charme de leur patelin Pur libanais. Et pourquoi donc auraient-ils été les seuls à y résister, yâ äaïynéhhh ? Ils ne font que lui envoyer moult témoignages via des Télégrammes d'amitié, de sympathie et de fidélité. Avec surtout un sublime et émouvant : "Vous nous manquez dans ce satané Mahjar-là" qui, c’est prouvé ; tendresse pour ce kottor-contrée ainsi exprimée ; fait rougir de honte sûr tous ces autres Malsains libanais éhhh Puinés…. de triste mémoire yâ hassértéhhh ! S’agissant de cette Saine conversation, à bâtons rompus mahééék, entre ces Sains Libanais et leur Saint Pays ; et à l’issue de celle-ci ; on ne peut que constater combien ces Sains Libanais eux au moins Civilisés ; à contrario des "autres" Malsains ; trouvent étourdissant, charmeur et pour tout dire irrésistible leur Sain Saint patelin. Qui, en plein dans cet élan et avec un de ses sourires ravageurs Cédraies mi-ëénab, mi-tîîne, mi- thhîînéh dont il est coutumier, finit toujours par leur glisser : "On dirait mes Chères enfants Sains libanais que cela vous a encore étonné, yâ wâïyléhhh...."

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 38, le 30 avril 2013

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