À son arrivée à l’AIB, M. Bogdanov a déclaré que « la situation dans la région est compliquée », soulignant que les avis qu’il recueillera auprès des leaders libanais seront pris en considération.
« Nous allons évoquer avec le chef de l’État, Michel Sleiman, les relations bilatérales dans leur ensemble », a déclaré le diplomate, précisant que la visite de M. Sleiman en Russie en janvier dernier a « relancé les relations bilatérales ».
Un sommet à Beyrouth sur les réfugiés ?
M. Bogdanov s’est ensuite rendu chez le chef suprême des Kataëb l’ancien chef de l’État, Amine Gemayel, en compagnie de l’ambassadeur russe, Alexander Zasypkin. À l’issue de la rencontre, il a réaffirmé le principe « de non-ingérence » dans les affaires libanaises internes, appelant les Libanais « au dialogue et à la recherche de solutions tous ensemble ».
Évoquant l’idée d’un sommet international pour examiner le dossier des réfugiés syriens, il a rappelé que la Russie avait proposé qu’il se tienne à Moscou. « Aujourd’hui, M. Gemayel a avancé l’idée de la tenue du sommet à Beyrouth. Nous sommes prêts pour notre part de coordonner les efforts en ce sens », a-t-il dit.
En réponse à une question, le responsable russe a souligné qu’il n’y a « pas de rencontre prévue avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah ». « Toutefois, a-t-il indiqué, je compte me réunir avec les représentants de toutes les formations politiques. »
Le ministre russe, qui s’est ensuite entretenu avec des organisations grecques-orthodoxes à l’hôtel Phoenicia, a parlé de « grand crime » pour qualifier le rapt des deux évêques de la communauté en Syrie, soulignant que « tout le monde en Russie s’inquiète » des suites de cet événement. « Nous déployons les efforts nécessaires pour parvenir à la libération des deux otages et tenter de résoudre la crise syrienne en général », a conclu M. Bogdanov.

