Dans une déclaration à l’ANI, le chef du cabinet du patriarcat syriaque-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Mgr Jean Kaouak, a souligné qu’il « ne dispose pas d’informations confirmées relatives au sort des deux évêques, mais nous savons qu’ils sont dans un lieu sûr. Nous prions pour qu’ils rejoignent Alep le plus rapidement afin qu’ils puissent célébrer les fêtes des Rameaux et de Pâques avec leurs paroissiens ».
À Balamand, le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Mgr Jean X Yazigi, qui est le frère de l’un des évêques enlevés, s’est entretenu hier avec une délégation du Rassemblement orthodoxe qui a rassemblé l’ancien mohafez Nicolas Saba, l’ancien vice-président de la Chambre Élie Ferzli et l’ancien député Marwan Abou Fadel. La délégation a qualifié l’enlèvement d’acte terroriste.
Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche a par ailleurs reçu des appels téléphoniques de l’ancien ministre et député de Batroun, Boutros Harb, et de l’ancien vice-Premier ministre Issam Farès, qui a estimé que « l’enlèvement des deux évêques est une violation des symboles religieux et un coup dur porté à la convivialité ».
M. Harb, note-t-on, est également entré en contact avec le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi. Ce dernier s’est aussi entretenu par téléphone avec le patriarche arménien catholique de Cilicie Nercès Bédros XIX qui a dénoncé l’enlèvement.
L’ancien ministre et président des instances économiques, Adnane Kassar, a appelé à « la libération immédiate et inconditionnelle des deux évêques ». « Les hommes de religion, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, œuvrent pour la paix et la convivialité », a-t-il dit.
Le patriarche melkite Grégoire III Lahham a estimé, de son côté, que « l’enlèvement des deux évêques constitue un acte étranger aux valeurs du peuple syrien ».
De son côté, le mufti jaafarite, cheikh Ahmad Kabalan, a qualifié l’enlèvement de « crime terroriste ».
Le Conseil supérieur grec-catholique a enfin souligné dans un communiqué la nécessité « de tenir les hommes de religion à l’écart du conflit syrien ».


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