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Liban

Avalanche de réactions après l’enlèvement des deux évêques orthodoxes de Syrie

Avant même que la libération des deux prélats ne soit annoncée, l’enlèvement de Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque-orthodoxe d’Alep, et de Mgr Boulos Yazigi, évêque grec-orthodoxe de la même ville, lundi à Kfar Daël, près d’Alep, avait provoqué une série de réactions au Liban. Le président de la République, Michel Sleiman, a ainsi appelé à « la libération immédiate » des deux évêques, notant que « ce genre d’action ne sert pas la cause de la démocratie prônée par les ravisseurs ».
Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche, Jean X Yazigi, qui est le frère de l’un des évêques enlevés, s’est entretenu hier à Balamand avec une délégation du Courant patriotique libre présidée par le général Michel Aoun, venue dénoncer l’enlèvement. Mgr Yazigi a également reçu un appel téléphonique du Premier ministre désigné, Tammam Salam, qui a condamné le rapt. L’ancien Premier ministre Fouad Siniora s’est aussi entretenu au téléphone avec le patriarche grec-orthodoxe.
De son côté, le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Élias Audeh, s’est entretenu avec le ministre de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, qui a souligné que « les religieux chrétiens ou musulmans au Moyen-Orient représentent la convivialité », appelant « les parties en conflit à ne pas entraîner la Syrie et la région sur une voie qu’elles ne peuvent pas assumer ».
L’ancien président de la République Amine Gemayel est entré en contact avec Georges Sabra, président par intérim de l’opposition syrienne, l’appelant à « intervenir pour la libération immédiate des deux évêques et cela pour préserver la réputation de la révolution syrienne ». M. Gemayel a aussi invité « les États qui soutiennent l’opposition syrienne à intervenir pour empêcher de tels actes qui nuisent aux principes de la révolution contre Assad ».
Le vice-président de la Chambre, Farid Makkari, a de son côté dénoncé l’enlèvement des deux évêques et a appelé à « leur libération immédiate ».
L’ancien vice-président du Conseil, Issam Abou Jamra, a noté, de son côté, que « rien ne justifie ce genre de terrorisme ».
Le mufti de la République a souligné quant à lui que « ce genre d’enlèvement a pour but d’attiser le conflit intercommunautaire en Syrie et dans la région », dénonçant « toute atteinte aux hommes de religion ».
Pour sa part, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a estimé que « l’enlèvement des deux évêques constitue une violation des valeurs religieuses et humaines et ne peut en aucun cas être justifié ».
Le cheikh Akl druze, Naïm Hassan, a appelé à la « libération immédiate des deux évêques », émettant le souhait « de garder les religieux loin des dissensions en Syrie ».
De son côté, l’uléma Ali Fadlallah a appelé « toutes les parties à œuvrer à la libération immédiate des évêques ».
Le groupe du dialogue islamo-chrétien a publié hier un communiqué dénonçant l’enlèvement et soulignant que « les deux évêques sont de fervents défenseurs de la convivialité en Syrie ».
Citons parmi les personnalités ayant dénoncé l’enlèvement l’ancien ministre et député d’Achrafieh Michel Pharaon, le député du Akkar Nidal Tohmé et le député de Batroun Antoine Zahra.
Avant même que la libération des deux prélats ne soit annoncée, l’enlèvement de Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque-orthodoxe d’Alep, et de Mgr Boulos Yazigi, évêque grec-orthodoxe de la même ville, lundi à Kfar Daël, près d’Alep, avait provoqué une série de réactions au Liban. Le président de la République, Michel Sleiman, a ainsi appelé à « la libération immédiate » des deux évêques, notant que « ce genre d’action ne sert pas la cause de la démocratie prônée par les ravisseurs ».Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche, Jean X Yazigi, qui est le frère de l’un des évêques enlevés, s’est entretenu hier à Balamand avec une délégation du Courant patriotique libre présidée par le général Michel Aoun, venue dénoncer l’enlèvement. Mgr Yazigi a également reçu un appel...
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