Tandis qu’un rapport de l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) affirmait encore récemment que « la force principale du Liban réside dans son secteur bancaire, qui demeure solide » et résilient, Moody’s a maintenu à « négative » sa perspective. Dans un rapport, cité par le Lebanon this Week de Byblos Bank, l’agence de notation américaine a notamment invoqué la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans le pays, affecté par le conflit syrien. Selon cette dernière, « les défis demeureront importants dans les 12 à 18 mois à venir. (...) La crise syrienne mine la croissance économique du Liban, impactant le tourisme, la consommation ou encore les investissements ». En outre, « les événements en Syrie ont commencé à se répercuter négativement sur la capacité du gouvernement à financer son déficit – qui ne cesse de s’élargir – grâce au système bancaire », a relevé le rapport. Dans de telles conditions, l’agence de notation a considéré que la situation budgétaire du gouvernement limitera sa capacité à mettre en œuvre des plans de relance économique. Quant au système bancaire, l’agence de notation a indiqué s’attendre à ce que sa rentabilité s’affaiblisse dans les prochains dix-huit mois, surtout en raison de l’augmentation des coûts du crédit, combinée à une moindre contribution des opérations des banques syriennes, avec une part des prêts non productifs prévue d’atteindre 6,5 % du total des prêts, contre 4,4 % en 2011. Toutefois, « la croissance des dépôts se poursuit, mais à un rythme bien plus lent qu’au cours des années précédentes, et le taux de dollarisation des dépôts a reculé en dépit des turbulences », a nuancé le rapport, qui demeure assez pessimiste au final.
Tandis qu’un rapport de l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) affirmait encore récemment que « la force principale du Liban réside dans son secteur bancaire, qui demeure solide » et résilient, Moody’s a maintenu à « négative » sa perspective.Dans un rapport, cité par le Lebanon this Week de Byblos Bank, l’agence de notation américaine a notamment invoqué la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans le pays, affecté par le conflit syrien.Selon cette dernière, « les défis demeureront importants dans les 12 à 18 mois à venir. (...) La crise syrienne mine la croissance économique du Liban, impactant le tourisme, la consommation ou encore les investissements ».En outre, « les événements en Syrie ont commencé à se répercuter négativement sur la capacité du...
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