Les familles des pèlerins chiites enlevés depuis bientôt un an en Syrie ont dressé hier une tente devant les locaux de la Turkish Airlines dans le centre-ville de Beyrouth pour demander la libération de leurs proches. Les manifestants ont menacé à nouveau de couper la route de l’aéroport si le président Michel Sleiman ne convoquait pas l’ambassadeur de Turquie pour sommer Ankara de déployer des efforts pour la libération des pèlerins.
Quant aux ressortissants turcs au Liban, ils ont affirmé hier, selon la Voix du Liban 93.3, qu’ils « condamnent le rapt » des Libanais en Syrie, tout en « se réservant le droit de répondre aux actions de leurs proches ».
Pour sa part, le ministre sortant de l’Intérieur Marwan Charbel a jugé que l’État « n’a pas manqué à ses devoirs » dans cette affaire, notamment « sur le plan humanitaire ». Il a tenu à rappeler qu’il s’est lui-même rendu en Turquie à quatre reprises, et au Qatar. « Ce que les familles des pèlerins font est démocratique ; ils n’ont pas bloqué les routes, ils essaient de faire entendre leurs voix comme dans les pays civilisés », a-t-il également estimé, précisant que ce qui l’a « gêné », c’est le « désespoir » qui a frappé tout le monde.
En attendant, un responsable de la brigade « Tempête du Nord » a indiqué sous le couvert de l’anonymat, cité par la chaîne MTV, que de « belles surprises » risquent d’arriver « bientôt » concernant ces 11 otages...
Rappelons qu’après un pèlerinage en Iran, le 22 mai dernier, onze pèlerins chiites avaient été enlevés par un groupe rebelle syrien dans le nord de la Syrie et ont été détenus à Azaz, dans un secteur syrien proche de la frontière turque. Deux d’entre eux seulement, Awad Ibrahim et Hussein Ali Omar, ont été libérés depuis. Les familles des pèlerins estiment que la Turquie, qui soutient la rébellion syrienne, pourrait obtenir leur libération.
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