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PsyCam, ou la psychologie à la portée de tous !

Inviter les jeunes à sortir indemnes des affres de leurs épreuves psychologiques ? Les initier au monde de la psychothérapie ? PsyCam, atelier d’échange et de débat psychologiques, est la clé de voûte d’une campagne de sensibilisation menée par le département de psychologie à l’USEK au cours du semestre du printemps.

Échanges entre jeunes, après la projection du film « Antwone Fischer ».

Voulant joindre l’utile à l’agréable, le Dr Nadine Zalaket, professeure en psychologie à l’USEK, a introduit dans son cours de psychologie générale des séances d’apprentissage dont la projection cinématographique constitue le noyau dur. Quelques mois plus tard, l’idée de créer un espace de dialogue entre étudiants, dans le but de faire le point sur les questions psychologiques saillantes et longtemps tues, gagne du terrain. « Nos étudiants viennent d’une société où les tabous pèsent lourd. Suivre une psychothérapie s’inscrit dans le sillon des interdits sociaux orientaux qui voient d’un mauvais œil les troubles psychologiques et cherchent à les expliquer sous d’autres angles. S’ensuit l’instauration d’une certaine vision qui fait de la psychothérapie un sujet honni par une bonne tranche de la société libanaise, les jeunes entre autres », souligne le Dr Zalaket.
PsyCam voit le jour le 7 mars 2013. Une projection mensuelle d’un film est prévue jusqu’à la fin du semestre actuel, pour faire l’éclairage nécessaire sur les différents défis psychologiques qu’affrontent les jeunes : stress, deuil succédant à une déception amoureuse, dépendance affective, etc.

L’art et la psychologie : des alliés indissociables
Pour Cocteau, c’est la littérature qui lui avait permis d’assumer son homosexualité et de dépasser les dépressions qui en découlaient. La musique, quant à elle, a permis – par le biais du mécanisme psychique de la sublimation – de répercuter les plus belles mélodies dans l’univers de surdité chez Beethoven. L’art s’est toujours mis au service de l’expression des tourments humains. Pour le Dr Zalaket, le choix du septième art pour réaliser une visée didactique est très pertinent. « Comme toute production artistique, l’inconscient est invité à se manifester, soit sous forme de projection dans la créativité et l’étude des œuvres d’art, soit sous forme d’identification aux personnages, aux événements, ou sous forme de sublimation », estime-t-elle. Et c’est dans l’identification aux personnages que la catharsis, ou purgation des passions, se concrétise. Le spectateur passerait pour personnage et ses appréhensions psychiques pourraient se dissoudre dans l’univers de la fiction.

Débattre
Lors de la première séance de PsyCam, les thèmes de la violence, la pédophilie, la quête de soi et l’autodévalorisation étaient à l’ordre du jour. Antwone Fischer, film réalisé par Denzel Washington et sorti en 2002, n’a pas laissé l’assistance sans réaction. Au contraire, un débat animé a été déclenché dès que l’intrigue a tiré vers sa fin. Joseph Hosni, professeur en arts cinématographiques, trouve que le spectateur se démarque de lui-même en s’identifiant au personnage principal, égaré dans ses tribulations pathologiques. Quant à Sahar Obeid, doctorante en psychologie, elle a ressenti de l’admiration pour ce personnage qui a « la résilience dont on a tous besoin ». En outre, les assistants n’ont pas hésité à poser toutes les questions qui les intriguent afin que la lumière de la psychologie irise les facettes les plus sombres de leur personnalité.

Maya KHADRA
Voulant joindre l’utile à l’agréable, le Dr Nadine Zalaket, professeure en psychologie à l’USEK, a introduit dans son cours de psychologie générale des séances d’apprentissage dont la projection cinématographique constitue le noyau dur. Quelques mois plus tard, l’idée de créer un espace de dialogue entre étudiants, dans le but de faire le point sur les questions psychologiques saillantes et longtemps tues, gagne du terrain. « Nos étudiants viennent d’une société où les tabous pèsent lourd. Suivre une psychothérapie s’inscrit dans le sillon des interdits sociaux orientaux qui voient d’un mauvais œil les troubles psychologiques et cherchent à les expliquer sous d’autres angles. S’ensuit l’instauration d’une certaine vision qui fait de la psychothérapie un sujet honni par une bonne tranche de la...
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